Œuvres ouvertes

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Les gens s’étaient rassemblés. Ensemble ils dessinaient une colonne qui s’étirait pour traverser la ville. Des groupuscules isolés cherchaient l’émeute et trottaient dans les ruelles dessinées selon la rigueur soviétique, à l’écart des drapeaux qui flottaient comme des étendards de tempête. Ici et là, des éclats de béton témoignaient des récents tremblements de terre qui avaient secoué le sol. Bruts et massifs, les gravats avaient été dressés en barricades par des soldats venus directement de l’intérieur afin (...)

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Rares sont les auteurs ayant publié un premier livre chez un éditeur qui font un bilan objectif de cette expérience, de crainte sans doute de n’avoir plus aucune chance d’être édité. Pour moi qui ai participé au projet m@nuscrits des éditions Léo Scheer en donnant L’enfant neutre en téléchargement gratuit, le bilan que dresse aujourd’hui de son expérience d’édition un auteur "rétropublié" (c’est-à-dire sélectionné par l’éditeur dans les m@nuscrits pour être publié sur papier) est intéressant.
Car je me disais (...)

Hegel, assis dans l’étroit bureau encombré du journal qu’il dirige (La gazette de Bamberg) entend, au travers de fenêtres exigües, le borborygme strident des servantes au marché, au moment d’ouvrir la lettre de blâme dépêchée par les autorités en 1808 lui reprochant de répandre des informations contraires aux intérêts de l’Etat. Il sera convoqué demain devant ses juges. Lui le serviteur, le petit ouvrier des faits divers pour amuser le quotidien des grandes dames autour desquelles pavanent toute la ville et (...)

En écoutant plusieurs intellectuels haïtiens ces derniers jours, on se rend compte du choc que représente pour eux la disparition d’Anglade, auteur en 1990 d’un "manifeste retentissant" (Alain Beuve-Méry dans le Monde du 17 janvier) intitulé "La chance qui passe", en faveur de la démocratie, et de "Et si Haïti déclarait la guerre au USA ?".

Georges Anglade, géographe, homme politique et écrivain disparu avec sa femme dans le tremblement de terre en Haïti, a publié des chroniques dans Le Nouvelliste. Celles de 2007 et 2008 ont été rassemblées dans un volume intitulé Chronique d’une espérance.