Œuvres ouvertes

Une phrase d’Honoré de Balzac

extrait de La fille aux yeux d’or

Paris n’est-il pas un vaste champ incessamment remué
par une tempête d’intérêts sous laquelle tourbillonne
une moisson d’hommes que la mort fauche plus souvent
qu’ailleurs et qui renaissent toujours aussi serrés,
dont les visages contournés, tordus, rendent par tous
les pores l’esprit, les désirs, les poisons dont sont engrossés
leurs cerveaux ; non pas des visages, mais bien
des masques : masques de faiblesse, masques de force,
masques de misère, masques de joie, masques d’hypocrisie ;
tous exténués, tous empreints des signes ineffaçables
d’une haletante avidité ?

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© Honoré de Balzac _ 23 juillet 2011