Œuvres ouvertes

Insulaire mais connecté

"le plus grand secret régnant sur cette zone de l’océan"

C’est la cinquième année que j’entame ici, à la Réunion (île de soixante-dix kilomètres sur quarante située à 700 kilomètres à l’est de Madagascar). Après douze années passées en Allemagne et un retour en France, j’ai très vite ressenti le besoin d’aller voir ailleurs.

J’ai commencé à écrire Insulaires début 2008, de courts, très courts récits (oui, récits, même si les personnages sont anonymes et les noms de lieu absents) que je mettais en ligne sur un blog, sous un pseudonyme. Comme si l’auteur fraîchement insularisé avait besoin d’effacer son nom. Un an après, François Bon me propose de réaliser une édition numérique de L’Enfant neutre (mise à jour en juin dernier), et c’est tout naturellement qu’après ce premier texte je lui soumets la version initiale d’Insulaires, composé de cinq parties.

La nouvelle version que vient de mettre en ligne François est plus longue, et une sixième partie lui donne, je crois, une cohérence nouvelle : J’ai en effet continué à écrire Insulaires sur ce site, au fur et à mesure d’expériences que j’y vivais, mais sans qu’il s’agisse à proprement parler d’écrits autobiographiques. J’avais à l’esprit une espèce d’écriture légendaire ancrée dans le réel le plus brut, mais dans un lieu en apparence coupé du reste du monde – avec ce que cela induisait comme représentations fantastiques. Souci majeur : éviter autant que possible l’exotisme associé à l’île, ne pas se faire piéger par l’imaginaire insulaire qu’on transporte avec soi, qu’on importe par son regard d’étranger. Je ne suis évidemment pas sûr d’y être arrivé. On reste toujours étranger aux lieux où on arrive, captifs d’images qu’on croit siennes.

Dans la version nouvelle d’Insulaires, on trouvera un extrait audio : le premier texte lu par Lydia Christiaens, enseignante de lettres qui vit elle aussi à la Réunion et « donneuse de voix » bénévole (qu’elle soit vivement remerciée) ; une table des matières, chaque texte ayant désormais un titre ; et une nouvelle couverture, à la fois ouverture sur la fin du livre, sur ce qui s’offre toujours à l’insulaire (et là difficile de ne pas se sentir participer de tant de livres fameux qui ont l’île pour sujet principal) : l’horizon maritime.

Merci à François Bon pour sa belle présentation de ce texte, ainsi qu’à Christophe Grossi qui en a rendu compte dès sa première édition sur ePagine. En 2009, c’était un sacré pari de mettre de tels textes en ligne : Insulaires a eu encore peu de lecteurs. Je serais heureux si, deux ans plus tard, l’île ne restait pas déserte, et suis d’avance reconnaissant aux futurs lecteurs qui signaleront l’existence de ce texte sur leur blog.

Ne pas hésiter donc à m’écrire pour me demander un exemplaire (formats pdf et epub) via mail ; je réponds aussi volontiers aux questions sur ce texte.

Avoir une première impression, facile d’aller lire les premières pages sur Publie.net, et si vous voulez soutenir s’abonner pour l’année pour un accès à tout le fonds et les mises en ligne quasi journalières !

Insulaires, éditions Publie.net, collection Temps réel, 74 pages, ISBN : 978-2-81450-295-6

© Laurent Margantin _ 17 septembre 2011

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