Éditions Œuvres ouvertes

Cuisine, par Antoine Emaz

quelques phrases qu’on médite, et comme il y est question de recettes...

Être artiste, c’est accepter le sans cesse du travail, jamais le même mais toujours du pain sur la planche, y compris détruire, reprendre, attendre.

Écrire ne demande finalement qu’une confiance égale à la suspicion envers la langue, mais immodérées.

Un bon livre ouvre. Un livre moyen enfonce des portes ouvertes. Un mauvais livre se heurte aux portes fermées.

Ne pas se retourner : le poids des livres faits doit pousser en avant, et non lester, freiner.

Besoin de se laver, de se détacher de tout l’appareillage qui, au quotidien, est devenu indispensable autant qu’il enferme. « Tu n’as pas de portable ? C’est pas vrai… » Plus se développe, de manière volontaire ou forcée, cette dépendance au dehors, au social, plus s’amoindrit l’espace du dedans. Or, c’est bien dans cette part de vie intérieure que les hommes et les femmes prennent leurs forces pour tenir debout.

Antoine Emaz, vie de poète, à lire dans les Carnets d’Outre-Web

Photographies : repas du jour de Noël, tamales, plat mexicain (en revanche je n’ai pas la recette)

© Laurent Margantin _ 28 décembre 2011

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