Œuvres ouvertes

La Main de sable : rive

Il se taisait. Sur la rive en face, des hommes s’agitaient autour de plusieurs coques. Après quelques conciliabules, ils se décidèrent à les retourner et sortirent de sacs qu’ils avaient amenés avec eux des paquets de tissu que des femmes à côté se mirent à raccommoder en bavardant.
Ce travail de couture dura quelques heures pendant lesquelles le ciel se couvrit, puis les hommes se mirent à déplier les voiles aux couleurs bigarrées pour les attacher aux mâts qu’ils avaient fixés sur les bateaux. (...)

Il se taisait. Sur la rive en face, des hommes s’agitaient autour de plusieurs coques. Après quelques conciliabules, ils se décidèrent à les retourner et sortirent de sacs qu’ils avaient amenés avec eux des paquets de tissu que des femmes à côté se mirent à raccommoder en bavardant.

Ce travail de couture dura quelques heures pendant lesquelles le ciel se couvrit, puis les hommes se mirent à déplier les voiles aux couleurs bigarrées pour les attacher aux mâts qu’ils avaient fixés sur les bateaux. Pendant qu’ils essayaient laborieusement d’attacher les voiles, celles-ci s’enflaient du vent qui s’était levé, ce qui rendait leur travail de plus en plus pénible.
Bientôt, ils se lassèrent de cette tâche, étalèrent sur le sol humide les vieux draps dont certains s’étaient décousus, et s’allongèrent aux côtés des femmes pour baguenauder avec elles en contemplant l’estuaire qu’ils ne quitteraient donc jamais. Ce spectacle était plaisant à voir, se dit le peintre.

© Laurent Margantin _ 8 février 2010
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