Œuvres ouvertes

Oeuvres ouvertes, toujours au pluriel

petit point sur les chantiers en cours

Il m’a toujours semblé qu’un site internet ne pouvait être seulement personnel, et ce dès D’autres espaces qui accueillit en son temps nombre d’auteurs qui n’avaient pas forcément leur propre espace de création en ligne. Il y a bien sûr des écrivains qui limitent leur présence en ligne à cette dimension purement promotionnelle de leur propre travail - mais alors celui-ci a souvent lieu en amont du web, dans de vieilles formes moribondes (notamment celle du roman de la rentrée). Quant à ceux qui font de leur site un espace uniquement consacré à leur seule activité d’auteur, je leur souhaite une belle et longue carrière littéraire.

Oeuvres ouvertes, c’est depuis bientôt trois ans un ensemble de rubriques et de chantiers en développement constant. Il y est question de littérature, mais aussi de politique ou de philosophie dans des champs culturels divers. C’est sans doute ma formation universitaire en littérature comparée (puis germanique) qui m’a amené à ne jamais privilégier telle ou telle littérature nationale, même si, bien entendu, la diversité et la richesse des cultures empêchent qu’un seul individu puisse approfondir chacune d’entre elles. Mais si on s’y met à plusieurs, dans une démarche où se produisent des échanges, des interactions ?

Raison pour laquelle je suis très heureux que Philippe Chéron ait accepté de nous faire découvrir des auteurs latino-américains parfois inconnus de ce côté-ci du monde, à lire notamment sa présentation et ses traductions de Jorge Max Rojas, après son article sur Edward James.

Mais Oeuvres ouvertes, c’est aussi, grâce à Laurent Grisel, un espace où le monde dans sa réalité économique et politique est, depuis plusieurs mois, questionné régulièrement, à travers le Journal de la crise de 2006 (édité par Dominique Dussidour), déjà 45 chapitres, et le Journal de 2007 qui s’annonce. Lisez notamment les pages sur la faillite d’Enron, on attend évidemment que cet ensemble fasse l’objet d’une édition sous une forme close, livre papier ou numérique.

On peut suivre également sur Oeuvres ouvertes un chantier personnel en cours, les Variations sur le zoo humain, aujourd’hui Cité impériale, où l’on tente d’introduire dans la démarche d’écriture quotidienne des supports iconographiques voire audiovisuels. Merci aux amis qui relaient sur Twitter, je pense notamment à Brigitte Célérier, à Francis Royo, à Laurent Grisel ou à Christine Génin.

Je n’oublie pas de mentionner ici la rubrique de musique expérimentale animée par Denis Boyer, et son travail dans le cadre de la revue Feardrop, le numéro 16 vient de paraître, sur le thème Synesthésies et paysage musical, on en reparlera prochainement ici.

Il faut signaler également que plusieurs des rubriques ou chantiers d’Oeuvres ouvertes ont donné lieu ou donnent lieu à des publications hors du site, je pense notamment aux traduction de Kafka, qui bientôt, après une édition numérique chez Publie.net, verront le jour sur papier... C’est aussi cela la création littéraire en ligne, l’invention de nouveaux modèles d’édition, et cela se joue sur nos sites, quand ils sont ouverts à de nouvelles expérimentations, et pas fermés sur les vieilles recettes de la littérature markétisée.

© Laurent Margantin _ 12 juin 2012

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