Œuvres ouvertes

La Main de sable : intérieur

Les voix venaient de la cuisine, les voix de deux femmes qui, un jour comme tant d’autres, bavardaient à une table pendant que l’une des deux préparait le repas. La fenêtre était ouverte sur la petite cour ensoleillée, et le soleil entrait aussi dans la cuisine, comme souvent les matins.
L’enfant était assis sur le tapis du salon et jouait tranquillement avec des cubes ou des figurines. Rien d’autre ne se passait à l’intérieur de l’appartement, au premier étage de cette maison bourgeoise située dans un (...)

Les voix venaient de la cuisine, les voix de deux femmes qui, un jour comme tant d’autres, bavardaient à une table pendant que l’une des deux préparait le repas. La fenêtre était ouverte sur la petite cour ensoleillée, et le soleil entrait aussi dans la cuisine, comme souvent les matins.

L’enfant était assis sur le tapis du salon et jouait tranquillement avec des cubes ou des figurines. Rien d’autre ne se passait à l’intérieur de l’appartement, au premier étage de cette maison bourgeoise située dans un quartier résidentiel de la ville.

On imaginait parfois que les halos de lumière sur certains bibelots et meubles parcouraient la maison, la visitaient à nouveau, se dirigeant vers la chambre. Alors il semblait qu’un corps sans poids se posait sur le lit et s’y allongeait, mais ce n’était qu’un songe, celui qui saisissait le vieil homme fatigué juste avant de s’endormir.

© Laurent Margantin _ 11 février 2010

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