Œuvres ouvertes

Journal de Bayerisch Gmain (8)

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Petit tour à Großgmain aujourd’hui, de l’autre côté de la frontière autrichienne. En lisant une biographie de Bernhard, j’apprends quelle fut son adresse dans ce village. Sinistre adresse : l’hôtel Vötterl, que Bernhard appelait "l’hôtel de la mort" : c’est là qu’on l’envoie se rétablir après une grave maladie pulmonaire qui a failli lui coûter la vie en 1949 (il a dix-huit ans).

De sa chambre, il a une vue sur le cimetière. Il passe ensuite plusieurs mois au sanatorium de St Veit, baptisé lui "dépendance de l’enfer". Quand on sait cela, on lit autrement ses poèmes, écrits dans les années cinquante, où il est si souvent question de morts et de tombes, et où la terre elle-même sent la mort.

Reste de la journée passé à tenter d’écrire sur ces poèmes, à lire surtout, à traduire un peu.

© Laurent Margantin _ 26 juin 2012

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