Œuvres ouvertes

Lectures d’Aux îles Kerguelen

...

28 janvier 2018 - Découvre ce commentaire sur la plate-forme de vente Immatériel.

29 avril 2015 - Renaud Schaffhauser est formateur à l’association Lire et Ecrire (Suisse). Il enseigne le français à des élèves adultes venus de pays étrangers, et a lu Aux îles Kerguelen avec eux avant la parution papier. Lire sa présentation sur le blog de l’association Lire et écrire.

30 décembre 2014 - Le livre papier est sorti début novembre, Lionel Seppoloni l’a lu et en parle en détails sur son blog, lire aussi ses réflexions sur la publication en ligne.

Note du 23 septembre 2013 - On lit Aux îles Kerguelen, des échos réguliers de lecteurs notamment sur Twitter, je complète cette revue des compte-rendus en ligne avec celui d’Helran, voir plus bas.

Juin 2013 - Bien sûr, publiant en numérique, on n’attend rien des journaux et revues papier (une seule exception récemment, le Coup de tête de Guillaume Vissac lu par Lucien Suel dans Libération). On en est d’autant plus reconnaissant à celles et ceux qu’on classe ordinairement dans la case "blogueurs" (alors que le travail de nombre d’entre eux, par leur talent et activité déjà ancienne, vaut largement celui des critiques littéraires partie prenante pour certains d’un système commercial qui, justement, a poussé pas mal d’entre nous à nous essayer à la critique en ligne, par simple goût de la liberté d’écrire sur ce qu’on aime lire, sans autre considération), oui, on ne peut qu’être reconnaissant à ces lecteurs d’inviter à lire des textes qui tentent d’exister dans un espace à part, non sponsorisé par les grands groupes de presse et d’édition.

Je signalerai sur cette page des extraits de lecture d’Aux îles Kerguelen, un grand merci aux quatre premiers lecteurs.

23/09/2013 - Helran, "thésard en neurosciences à Helsinki", sur son blog Caput-Mortuum (!)

La lecture de Aux îles Kerguelen ne m’a absolument pas déçue, vu que j’étais déjà sous le charme avant, ça aurait pu être une terrible déception. J’ai été happé par son voyage, ses rencontres et son isolement. Ses découvertes sur les îles, les animaux qu’il a rencontrés et appris à reconnaitre grâce aux scientifiques de la base. Mais aussi ses tourments et interactions avec les autres de la base et le Disker. D’autant plus qu’à la base c’est une base exclusivement scientifique, j’ai donc été enchantée de voir comment un touriste, qui va aux îles Kerguelen pour lire, s’adapte dans ces conditions et entouré de scientifiques qui ne parlent que de manip. Finalement, il n’est pas si seul et isolé au milieu de nulle part. Aussi, j’ai trouvé ça bien écrit, en plus d’avoir de l’humour répartie le long du récit, donc c’était agréable de suivre ses tribulations en ces terres lointaines. J’ai vraiment apprécié cette lecture.

19/07/2013 - Daniel Ducharme sur Expressions numériques

Les îles Kerguelen constituent un archipel situé dans le sud de l’océan Indien. Possessions françaises intégrées à l’ensemble des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), ces îles ne sont habitées que par une centaine d’individus dont plusieurs scientifiques qui y effectuent, à tour de rôle, des missions. Elles reçoivent parfois des touristes qui sont autorisées à prendre en rafale des photographies des éléphants de mer, manchots, otaries, pétrels et albatros qui vivent en grand nombre dans cet archipel. Pour le reste, les Kerguelen sont balayées en permanence par de grands vents et, sans être glaciales, s’avèrent assez peu hospitalières.

Contrairement aux touristes habituels, Laurent Margantin s’y rend, lui, pour se retrouver lui-même avec le texte, c’est-à-dire avec la littérature (il lit Chateaubriand, Dostoïevski, Toltoï, Kafka et même quelques Maigret…). Comme on peut s’en douter, il devient rapidement l’objet des moqueries des gens de passage qui comprennent mal qu’on puisse faire dix jours de bateau pour simplement s’adonner à la lecture… Mais Laurent Margantin s’en fout. Il est venu aux Kerguelen pour s’imprégner d’une vie autre que la sienne en la confrontant au texte et, ce faisant, à sa propre vie. Autrement dit, il est venu vivre aux Kerguelen, et non simplement s’y déplacer, comme le font certains touristes, pour prendre frénétiquement des milliers de photographies d’animaux que l’on retrouve par ailleurs en pagaille, et en bien meilleures qualités, dans les bouquins et sur Internet. Au fond, Laurent Margantin ne voyage pas, il va vivre ailleurs.

Lire la suite

26/04/2013 - Guillaume Vissac sur son blog Fuir est une pulsion

Aime l’idée qu’il faille se déplacer quelque part pour aller lire quelque chose que j’aurais pu lire là. Aime l’idée que ce soit pour lire Aux îles Kerguelen, de Laurent Margantin, son blogbook devenu numériquelivre l’autre jour. Je reconnais facilement le moment où j’étais tombé, plusieurs semaines en amont, dans son récit en ligne car y avait des lapins. Un peu après, cet extrait, que je corne.

16/04/2013 - Brigitte Célérier, Beaux voyages immobiles et longs

Il y a surtout l’oeil, l’écriture de Laurent Margantin, vivante et classique (dans la lignée des grands auteurs qu’il aime, fréquente, traduit le cas échéant), l’humour léger, les traces aussi de plein de livres, en rapport plus ou moins direct, avec les îles, ou là simplement parce qu’ils y ont été lus, ou parce que leur souvenir vient en parlant de ce qu’est la lecture.

15/04/2013 - Thierry Crouzet, La discontinuité du Web et l’éclatement de nos vies

Le journal de Margantin m’a ébloui sur le web mais j’y suis passé à côté la plupart du temps. En le retrouvant sous forme d’ebook continu, je lui trouve une forme classique, avec cette couleur d’antan qui l’arrache à notre présent. Je le lis comme le liront nos successeurs, curieux de nos œuvres, mais qui n’auront plus la possibilité de les savourer dans leur forme propre de bouteilles jetées à la mer du Web

14/04/2013 - Anita Berchenko, Voyage et littérature : une collection numériquement et littérairement planante

Qui n’a pas rêvé, un jour, dans la grisaille de l’hiver ou l’ennui du quotidien, de partir en voyage. Boucler ses valises, ou remplir un sac à dos, et suivre la route, là-bas vers l’horizon où tout paraît plus beau. Chausser ses semelles de vent, et se laisser guider par les chemins ouverts où se devinent les traces d’illustres prédécesseurs.

© Laurent Margantin _ 29 avril 2015

Messages

  • me lever le matin . savoir qu’ailleurs, dans un espace fait de vent et d’eau, quelqu’un écrit et lit... quelqu’un que le vide aspire, dans lequel il s’enroule, se pelotonne, tout habillé de mots..
    l’appel d’air était fort et moi sans résistance. j’ai laissé ce livre Aux îles... me construire un pays, nourrir pour moi l’imaginaire du monde. sans éclats sans tempêtes, l’immensité de l a Terre me devenait proche.
    très bien joué.

    Voir en ligne : http://annajouy.ch

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)