Éditions Œuvres ouvertes

La République du livre numérique

un nouveau blog à découvrir

Vous connaissez la République des livres, le blog de Pierre Assouline. Blog qui était pendant longtemps hébergé sur la plate-forme du Monde, et puis qui s’est émancipé en faisant appel à des collaborateurs (c’est un peu ce dont on rêve pour la Quinzaine littéraire, qu’elle se libère du carcan papier). Chez Aldus, blog de Hervé Bienvault (que l’avenir de la Quinzaine littéraire préoccupe comme moi, pas comme ceux qui rêvent de voir le journal "bellement" disparaître), je lis ce matin que de nouveaux blogs satellites de la République des livres ont vu le jour, sur le jazz ou le cinéma par exemple, et je clique sur celui qui m’intéresse le plus, soit la République du livre numérique. Et là, surprise, une tête que je connais bien : Bernard Morlino consacre toute une page à mon travail d’écriture sur Oeuvres ouvertes, avec des extraits de textes mis en ligne où je présente mon parcours et quelques idées sur le numérique. C’est bien fait, agréable à lire, et surtout plus étoffé que ne le serait un article dans la presse papier. J’aime surtout cette anecdote qu’il rapporte à propos de Soupault :

Un jour, j’ai demandé à Philippe Soupault : « Pourquoi êtes-vous dans l’annuaire ? » Il m’a fait cette réponse : « Pour aider les réfugiés politiques qui ont besoin de me joindre rapidement et pour recevoir les jeunes qui le souhaitent. Sans ma visite à Apollinaire, je n’aurais jamais osé écrire si longtemps… »

Le blog de Bernard Morlino est encore tout jeune, mais on y lit quelques sentences bien senties qui font espérer qu’enfin la littérature éditée en numérique ne sera plus méprisée par la critique littéraire :

En 2013, je suis certain que Paul Léautaud et Jules Renard auraient leur blog respectif.

Philippe Soupault et Paul Morand, deux adeptes de la vitesse intellectuelle, seraient enchantés par le numérique.

Les mouvements Dada et le surréalisme auraient choisi la voie du numérique. André Breton voulait que l’on recherche « l’or du temps », qu’on laisse place à la trouvaille. Avec le net, il serait servi !

En 2013, le numérique est à l’édition ce que le net est au journalisme traditionnel. Il y a un immense vivier d’écrivains numériques indépendants inconnus. A nous de le découvrir.

Aujourd’hui un grand nombre de personne franchit le pas de l’édition numérique, démangé par le prurit de la création. Il faut s’en féliciter. Je rappelle que les surréalistes au début des années 1920 souhaitaient que tout le monde soit écrivain.

En musique, on ne se pose pas de questions quand un inconnu met sa musique en ligne. Personne ne se demande alors qui est ou n’est pas musicien.

On a souvent l’impression que les écrivains papiers forment un bouclier pour ne pas perdre leur monopole alors qu’ils utilisent le net tous les jours… »

Seul bémol : j’aurais bien aimé que Bernard Morlino dans la page qu’il consacre à mes travaux comme auteur et traducteur rende compte d’un de mes livres publiés chez Publie.net et Numériklivres. Mais peut-être cela viendra-t-il ?

© Laurent Margantin _ 13 mai 2013

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