Œuvres ouvertes

Journal de Kafka (I,38) : J’ai lu sur Dickens

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J’ai lu sur Dickens. Est-ce si difficile à comprendre et quelqu’un d’extérieur peut-il comprendre qu’on vive en soi une histoire depuis le début, depuis ce point lointain jusqu’à la locomotive qui arrive, d’acier, charbon et vapeur, mais que même à cet instant on ne l’abandonne pas encore, mais que l’on veuille plutôt être pourchassé par elle, et qu’ayant du temps pour cela, on soit pourchassé par elle et qu’on coure de son propre élan devant elle peu importe vers où elle fonce et peu importe où on l’attire.


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© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 19 mars 2018