Oeuvres Ouvertes

depuis 2000

Sommaire 28/10/2013

point hebdomadaire

- Hier vendredi c’était journée de dissémination - journée dense, riche en contributions d’horizons divers, toutes à partir de la proposition initiale de Noëlle Rollet : Une page par jour, soit sur l’écriture d’un journal.

On pourra lire dans les prochains jours un billet sur le blog de la web-association des auteurs avec le sommaire de cette dissémination. Sur Œuvres ouvertes, j’accueillais Cabane d’hiver de Fred Griot, suivi de quelques souvenirs sur mes deux années passées sur le Larzac et d’un poème.

Je remercie vraiment chaleureusement toutes celles/tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette quatrième dissémination.

- La Quinzaine littéraire reparaît le 1er novembre, voir la présentation de Gilles Nadeau. Je relisais cette semaine quelques pages d’entretien avec Maurice Nadeau disparu en juin dernier, et j’y ai trouvé ces lignes, qui témoignent de l’esprit Quinzaine littéraire dont il n’est pas interdit d’essayer de s’inspirer :

Quelquefois on me dit : "Ah, votre équipe !...", mais, ce n’est pas une équipe ! Il n’y en a pas deux qui pensent la même chose. Bon, il y a quelques principes, comme celui de ne pas appartenir à un parti (c’est parce qu’à l’époque j’en sortais), de ne pas avoir de convictions religieuses, politiques au point de vouloir en faire propagande... Je n’ai pas l’impression qu’ils travaillent ensemble. Ils viennent chacun d’horizons différents, ils se retrouvent là, pour La Quinzaine. Et ils travaillent bénévolement... C’est tout à fait extraordinaire, cette histoire dure depuis plus de quarante ans. Ils viennent parce qu’ils ont du talent, qu’ils veulent faire quelque chose, parce que ça leur plaît, et finalement moi je suis là en train de contempler plus que de diriger. Les gens se réunissent, ils regardent les bouquins, ils choisissent eux-mêmes ceux dont ils veulent parler, je mets mon grain de sel de temps en temps, mais ce n’est pas moi qui fais le journal, ce sont les collaborateurs. Je me trouve porté par eux, et j’en suis ravi. Est-ce que je choisis ou est-ce qu’on me choisit ? Il existe peut-être un sens spécial pour reconnaître les gens, on voit tout de suite si ça va marcher ou pas. (...) Il y a une espèce de franc-maçonnerie naturelle. Je crois que je n’ai jamais vu les choses autrement. Si ce journal tient encore, ce n’est pas parce que je le dirige, parce qu’il a de l’argent (il n’en a pas...) mais parce qu’il y a des gens qui sont là ensemble à vouloir le faire.

Maurice Nadeau. Le Chemin de la vie, entretiens avec Laure Adler, Verdier, 2011.

© Laurent Margantin _ 27 octobre 2013

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