Oeuvres Ouvertes

depuis 2000

En attendant Bejisa

journal d’un cyclone

Samedi 4 janvier

Petit tour du quartier hier matin, et hier après-midi sur le front de mer de Saint Denis, ça soufflait encore ce matin.

Vendredi 3 janvier

Des vents violents toute la nuit et encore ce matin. Réveillé vers 5 h. Un arbre brisé dans la cour de l’école en face, des feuillages sur le boulevard sud à côté, seule voiture qui passe : la police.

Après Bejisa

Jeudi 2 janvier

Ce matin alerte rouge. Bejisa à 200 kilomètres au nord-ouest. La journée se passera donc à l’intérieur.

Tchouang-Tseu :


La parole n’est pas seulement un souffle. Celui qui parle a quelque chose à exprimer. Mais ce quelque chose n’est jamais tout à fait déterminé par la parole. Ainsi donc, la parole existe-t-elle ou n’existe-t-elle point ? Celui qui parle diffère d’un poussin qui pépie, s’en distingue-t-il ou ne s’en distingue-t-il pas ?




Les premières images du Cyclone Bejisa à la... by 20Minutes

Deux photos prises ce matin, avant l’arrivée du cyclone :

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Mercredi 1er janvier

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Bejisa devrait passer au plus près de La Réunion dans la nuit de jeudi à vendredi "avec une marge d’erreur de plus ou moins 12 heures", a indiqué Philippe Caroff, prévisionniste à Météo France. L’oeil du cyclone se trouvera alors "entre 0 et 200 km de La Réunion". Les conditions météo devaient commencer à se dégrader dès mercredi matin.

L’ouragan était à 10H00 (07H00 à Paris), à 870 km au nord-nord-ouest de La Réunion, et se déplaçait à 11 km/h le long d’une trajectoire sud-sud-est qui le rapprochait de l’île, avec des rafales pouvant atteindre 235 km/h.

En savoir plus

Traduis le Journal de Kafka, 85 & 86.

Lis Tchouang-Tseu :


Lie-Tseu se déplaçait en chevauchant le vent. Il voyageait de la façon la plus agréable et s’en revenait au bout de quinze jours. Certes, un tel homme est rare parmi ceux qui ont atteint à la félicité. Mais même s’il pouvait se dispenser de marcher, il dépend encore de quelque chose.


En fin de matinée, vais au bord de mer et bois un café chez Paul. Quelqu’un à la table d’à côté : "On va se le prendre en pleine tête".

Tchouang-Tseu :


Vous avez un grand arbre et vous vous souciez de son inutilité. Pourquoi ne le plantez-vous pas dans le pays du néant et de l’infini ? Tout le monde pourra se promener à loisir sous son ombrage et s’y coucher à son aise. Il ne subira ni les coups de la hache, ni l’attaque des autres êtres. Ainsi, comment son inutilité peut-elle vous inspirer du souci ?


Mi-journée : "Un passage direct de l’oeil du cyclone sur La Réunion ne peut
d’ailleurs être exclu"

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Le soir, lectures web :

Sylvain Dammertal, Le Chenil (52)
Guillaume Vissac, Journal 231213

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© Laurent Margantin _ 3 janvier 2014

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