Œuvres ouvertes

La webliothèque, nouveau chantier sur Oeuvres ouvertes

Créons de nouveaux espaces de lecture à l’intérieur même de nos blogs

1er février 2014 - Oeuvres ouvertes, ce sont plus de 2000 textes mis en ligne ces dernières années (sans compter ceux du premier site D’autres espaces) dans différentes rubriques qui sont autant de chantiers lancés par les membres du collectif. Il y a le Journal de la crise de Laurent Grisel, L’espace américain d’Auxeméry, la littérature d’Amérique latine avec Philippe Chéron, les Musiques expérimentales avec Denis Boyer, et plusieurs autres encore.

Certains de ces chantiers accueillent des textes ou des ensembles plus amples, je pense avant tout aux nouvelles traductions de Franz Kafka que j’ai commencées en 2010 : plus d’une centaine de textes, dont certains demandent une lecture de plusieurs heures et ont donc fait l’objet de publications extérieures en format numérique ou papier. La question est désormais de savoir si, étant donné le peu de lectures qu’apportent ces modes de publication, il n’est pas plus sensé de créer un nouvel environnement de lecture sur nos blogs même, en accès libre, et surtout d’adapter nos blogs à la lecture sur tablette.

Ce nouvel espace de lecture sur Oeuvres ouvertes, je l’ai baptisé webliothèque : il sera possible, sans inscription préalable, juste avec une connexion internet, d’y lire de nombreux textes d’Oeuvres ouvertes sur une liseuse, avec une ergonomie de lecture supérieure à celle des pages web habituelles. Dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, je transférerai dans cette webliothèque des textes importants du blog, classiques ou contemporains. D’ores et déjà, on peut lire Un artiste de la faim et Première souffrance de Kafka.

J’inclus dans la webliothèque la première bibliothèque numérique que j’avais réalisée en 2011 (en format pdf ou epub), ainsi que les sommaires de mes blogbooks : Aux îles Kerguelen, Sin Dni, Pays inconnu et Variations sur le zoo humain.

Avec ce nouvel espace de lecture en ligne, je me propose de continuer à faire bouger les lignes : dans un contexte de dégradation rapide et inéluctable de l’édition et de la librairie (où je me sens de plus en plus en territoire étranger voire ennemi quand je vois ce que des éditeurs même dits sérieux essayent de faire passer pour de la littérature), je crois qu’il est de la responsabilité des auteurs de développer leur blog comme un espace d’écriture et de lecture permettant de court-circuiter le milieu des lettres (presse incluse) devenu nauséabond et mortifère pour la littérature elle-même.

Photo : Bibliothèque universitaire de Tübingen

© Laurent Margantin _ 14 février 2014

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)