Œuvres ouvertes

insulaires, blogbook (38)

nuit

Ici les toits des maisons étaient en tôle. Certaines pièces donnaient sur une petite cour protégée par l’épaisse végétation. La nuit, les lumières allumées révélaient ces minuscules carrés à l’air libre et la vie des habitants à côté.
Au milieu de l’obscurité, on voyait le buste et la tête d’une femme dans une cuisine se déplacer d’un coin à l’autre de la pièce, comme si une partie de la maison était elle-même à ciel ouvert. Invisibles, d’autres existences humaines suivaient leur cours sous les toits en tôle, tandis que quelques corps aux gestes placides et précis, toujours silencieux, apparaissaient ça et là. Ils n’étaient que quelques-uns, mais leur apparition sous la lumière d’une ampoule électrique au milieu du vaste océan rassurait un peu.


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© Laurent Margantin _ 19 juin 2014