Œuvres ouvertes

Grains de pollen (69) / Novalis

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Une paralysie de la sensibilité se produit parfois lors de la douleur la plus extrême. L’âme se décompose. D’où le froid mortel, la pensée vaquante, le Witz terrassant continûment de cette espèce de désespoir. Toute aspiration a disparu ; l’homme reste seul, telle une puissance destructrice. Coupé du reste du monde, il se consume peu à peu lui-même, et il est, selon son principe, misanthrope et misothéiste.

© Novalis _ 8 mars 2010

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