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Cuba aux Américains

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- 50 vérités sur la dictature de Fulgencio Batista à Cuba

En janvier 1934, avec le soutien de Washington, Batista renversa le gouvernement de Grau San Martín, connu comme le gouvernement des « cent jours » (127 jours), et imposa la figure de Carlos Mendieta, tout en conservant le pouvoir réel. Le sergent devenu général venait de sonner le glas de la Révolution de 1933. Washington se réjouit de la situation « Le 4 septembre 1933 a été liquidé ».

(...)

Le 27 mars 1952, les Etats-Unis reconnurent officiellement le régime de Batista. Comme le souligna l’ambassadeur étasunien à La Havane, « les déclarations du général Batista concernant le capital privé ont été excellentes. Elles ont été très bien reçues, et je savais sans aucun doute possible que le monde des affaires faisaient partie des plus enthousiastes supporters du nouveau régime ».

- 1 janvier 1959 - Renversement du président Fulgencio Batista à Cuba

« ...En quittant La Havane, Batista emporte ses rêves déçus, dissimulés aujourd’hui sous les images atroces de crimes et d’assassinats qui ne pouvaient pas lui permettre de réaliser ses aspirations d’autrefois. L’ancien sergent a semé la terreur et la ruine de son pays, pour finalement découvrir que la dictature n’a pas guéri les maux dont souffrait une démocratie trop fragile. Mais la terreur et la corruption, dont il avait fait ses deux principaux moyens de gouvernement ont suscité contre lui une opposition résolue dont il faut souhaiter qu’elle parvienne à instaurer maintenant à Cuba un authentique régime démocratique. (...) On a décrit les crimes de ce dictateur, aujourd’hui abandonné par ceux qui, à l’intérieur et à l’extérieur, l’ont servi pour mieux bénéficier de ses largesses. S’il n’a pas introduit la corruption à Cuba, il l’a amplifiée et en quelque sorte industrialisée. S’il n’a pas inventé la terreur politique, il l’a portée à un degré que n’avait pas atteint le dictateur Machado. » (Claude Julien, Le Monde, 3 janvier 1959)

- Cuba, Batista et la Mafia

Le général Fulgencio Batista arrive au pouvoir à Cuba en mars 1952 par le biais d’un putsch militaire, avec le soutien de la CIA. Cuba devient alors l’une des nombreuses dictatures militaires contrôlées par Washington, mais aussi un Etat mafieux. Les parrains de Cosa nostra, comme Lucky Luciano et Santo Trafficante, ainsi que le chef de la Kosher Nostra judéo-américaine Meyer Lansky, s’installent au coeur de l’appareil étatique cubain et font de La Havane le « bordel des Etats-Unis », selon le politologue Karl E. Meyer. Ils régissent les casinos, les cabarets, les cinémas porno, la prostitution, le blanchiment d’argent, les ventes de drogues, d’armes et, bien sûr, la corruption.

Illustration : Batista en visite aux Etats-Unis en 1938, aux côtés de Martin Craig, haut dirigeant de l’armée américaine

© Laurent Margantin _ 19 décembre 2014

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