Œuvres ouvertes

10/01/15

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Descends dans la rue, mais seul, et en essayant de ne pas me faire remarquer. Lu ce soir on mange des rillettes de terroristes. La tour où une Française à l’accueil explique que H n’était pas fou, ce qui est écrit aussi en dialecte sur le mur dehors. Dans la pièce à l’étage, silence et recueillement qui seraient propres à la poésie, pendant qu’on crie sur des barques. Un ancien nom de commerce effacé tout en haut d’une vieille maison. Une inscription nouvelle sur le mur en face de l’église du Stift : Mais au fond aucune vie n’a de nom. Chantonner ces graffitis dans le silence glacé de la ville. Les meurtres de 2000 personnes passés inaperçus dans un coin du monde. Essaye de reprendre Hoffmann, Ignaz Denner, échoue.
© Laurent Margantin _ 10 janvier 2015