Éditions Œuvres ouvertes

Journal de Kafka (III,13) : La vue des escaliers m’émeut tellement aujourd’hui

troisième cahier, nouvelle traduction


La vue des escaliers m’émeut tellement aujourd’hui. Tôt déjà et plusieurs fois depuis je me suis réjoui que soit visible de ma fenêtre la coupe triangulaire dans la rampe en pierre de cet escalier qui, à droite du pont Cech, descend vers le quai. Très en pente, comme s’il ne donnait qu’une rapide indication. Et maintenant je vois une échelle de l’autre côté du fleuve sur la berge qui mène à l’eau. Elle a toujours été là-bas, mais elle n’est à découvert qu’en automne et en hiver, une fois enlevée l’école de natation qui se trouve devant normalement, et elle est là, couchée dans l’herbe sombre sous les arbres bruns prise dans le jeu des perspectives.


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© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 13 janvier 2015

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