Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/oeuvreso/www/config/ecran_securite.php on line 283
Oeuvres Ouvertes : Disséminons le Journal de Kafka en format epub

Oeuvres Ouvertes

depuis 2000

Disséminons le Journal de Kafka en format epub

avec la web-association des auteurs, février 2015

Renaud Schaffhauser proposait ce mois-ci une dissémination sur la Chronique — écrire le temps. Si l’écriture au quotidien, l’écriture du journal notamment, constitue un espace essentiel de la littérature, internet a modifié celle-ci en offrant la possibilité de donner à lire au jour le jour, quasiment en temps réel, les réflexions, les observations, les épreuves de celle ou celui qui écrit. Le blog permet ainsi la réactivation d’un genre littéraire à travers lequel on peut découvrir le work in progress de l’auteur.

Se produit en même temps une redécouverte des journaux intimes d’avant internet. Les donner à lire en ligne, c’est aussi inviter à les revisiter dans cette temporalité nouvelle où chacun est connecté et en contact immédiat avec le plus éloigné, le plus inconnu. Ainsi, depuis que je traduis le Journal de Kafka, je suis saisi par l’intensité de lecture que permet la publication web, comme si la voix même de l’auteur était révélée (comme on dit en photographie) par son apparition dans ce nouvel espace collectif où n’importe qui, librement, peut venir lire et réagir au texte. Il nous faudra également réfléchir à ce que signifie cette intrusion du lecteur dans le processus même de l’écriture ou de la traduction, qui là encore n’est pas nouvelle (il suffirait de penser à ces lettres et ces textes d’écrivain qui circulaient au dix-huitième siècle et qu’on lisait dans de petits cercles). Car comment envisager la littérature sans cette redéfinition permanente des rapports entre auteur et lecteur ?

Aujourd’hui, dans le cadre de cette réflexion collective sur l’écriture du temps, j’ai eu envie de disséminer ma traduction du Journal de Kafka, le premier cahier qui couvre la période mai 1909 - octobre 1911. S’y déploie une langue travaillée constamment par les rêves nocturnes et les aspects les plus fantastiques du quotidien, à partir d’un vêtement, d’un détail du visage, d’une façon de parler, de raconter de l’un de ses interlocuteurs, dans les lieux les plus divers, bureau, rue, bordel (des passages supprimés dans la première traduction de Marthe Robert).

Je remercie chaleureusement Jean-François Gayrard des éditions Numeriklivres, qui, une nouvelle fois (après mes propres textes Aux îles Kerguelen et Le Chenil) a gracieusement réalisé cet epub. D’ailleurs je n’emploie jamais le mot gratuit, préférant parler d’accès ouvert, on sait bien que le web est payant (ne serait-ce que la connexion et l’ordinateur), mais on a juste envie de continuer à inventer des espaces de création libre dans un monde où la littérature devient un commerce de plus en plus vain. Je serais donc heureux si cette traduction pouvait circuler, être proposée sur d’autres blogs avec un lien vers la traduction en cours du troisième cahier, et ainsi élargir le cercle des lecteurs de Kafka, dont l’œuvre et même la figure biographique me paraissent parfois écrasées par la réception scolaire des récits La Métamorphose et Le Procès.

Et, bien sûr, suivre les autres disséminations sur le compte Twitter de la web-association des auteurs.

EPUB - 473.3 ko

cliquer sur l’image pour télécharger (epub)

Zip - 1.1 Mo

cliquer sur l’image pour télécharger (mobi)

© Laurent Margantin _ 1er mars 2015

Messages

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)