Éditions Œuvres ouvertes

Le Terrier ou la construction (62)

nouvelle traduction work in progress


Pendant les périodes sédentaires, je l’évite, j’évite même de parcourir les derniers mètres de la galerie qui y mène, s’y promener n’est d’ailleurs pas du tout facile car j’y ai mis en place un épatant petit complexe de couloirs en zigzag ; c’est là que commence ma construction, à l’époque je ne pouvais pas encore espérer que je l’achèverais un jour telle qu’elle était dans mes plans, à moitié par jeu je commençai dans ce petit coin, et c’est là, dans la construction d’un labyrinthe, que la joie du travail se déchaîna pour la première fois, labyrinthe qui me parut être alors le summum de toutes les constructions, mais que je considère aujourd’hui de manière plus pertinente comme un petit bricolage, pas tout à fait digne de l’ensemble de l’ouvrage, sur un plan théorique peut-être charmant il est vrai, – voici l’entrée de ma maison, disais-je alors avec ironie aux ennemis invisibles, et je les voyais déjà tous étouffer dans le labyrinthe à l’accueil – mais en réalité c’est un gadget aux parois trop minces qui ne résistera pas à une attaque sérieuse ou à un ennemi désespéré luttant pour sa vie.


suite
texte traduit

© Laurent Margantin _ 23 juin 2015

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