Éditions Œuvres ouvertes

Comte Kerkadek, Merci pour ce macchab’, nouvelle des origines (7)

Suite du feuilleton

Le lendemain matin, je me réveillai à l’aube, m’étirai en tous sens, et me décidai pour une petite promenade matinale, comptant sur la fraîcheur du matin pour m’apporter un peu d’inspiration.

Je levai les yeux vers la chambre, au deuxième étage, mais je n’entendis que le léger ronflement du nain.

Je marchai depuis dix minutes dans la campagne roscovite avec mes chats quand je croisai la servante bigoudène qui arrivait dans le sens opposé, se rendant probablement chez nous.

— Bonjour, servante bigoudène ! Comment va ta tante ?

— Elle va bien, je te remercie, mon enfant. Ce n’était qu’un peu de gaz, mais la violence ne l’a pas incendié, ni elle ni son amour.

Mais qu’est-ce qu’elle raconte, me dis-je ?!

— Mon enfant, figure-toi que j’ai oublié mon livre dans l’émotion d’hier soir. Je vais donc de ce pas jusqu’à ta cabane afin de le reprendre.

— Fais comme chez toi, servante bigoudène, mais ne réveille pas le nain mon ami ; il dormait d’un sommeil profond quand je suis parti.

— Ne t’inquiète pas, me répondit-elle en se léchant la commissure des lèvres.

Ce qui m’étonna.

Mais pas autant que ce qui va suivre.



La suite demain

© Comte Kerkadek _ 2 juillet 2015

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