Œuvres ouvertes

08/07/15

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C’est étrange, parce que juste au moment où je pense à lui (lui ai écrit ou alors j’aurais dû le faire et ne l’ai pas fait), il surgit à cet arrêt du bus du centre-ville, et je me dis qu’à part moi personne ne l’aurait reconnu, l’écrivain PH. C’est un homme qui aime déambuler dans les villes, je vais naturellement vers lui et nous parlons un bon moment allemand tout en marchant. On parle d’une île, puis de ses voyages : il rigole quand je lui dis qu’il a voyagé dans tous les pays, non non, il en suffit de quelques-uns dans une vie pour donner l’illusion, me répond-il. Quand il dit ça, on est dans une Mensa (restaurant universitaire) au bord de l’eau, mais elle n’existe pas ici. Après coup je me dis que je devrais noter tout de suite notre dialogue qui a duré assez longtemps, puis non. Maintenant c’est plutôt vague dans mon esprit, n’ai que ces bribes. Cela m’a donné envie d’écrire à Manfred, ce que j’ai fait aujourd’hui, en lui envoyant une dizaine de photos. J’attends sa réponse, au moins ce sera écrit ce coup-ci.
© Laurent Margantin _ 8 juillet 2015

Messages

  • La chance d’oublier
    ...
    De laisser de temps en temps les paroles s’envoler
    ne pas en faire toujours des écrits sous la pierre tombale
    et qui recouvrirait les traces vivantes laissées dans nos chairs les plus intérieures

    (Merci pour ces traces qui disent cette absence si présente)