Éditions Œuvres ouvertes

Le Terrier ou la construction (127)

nouvelle traduction work in progress


Mais s’il venait maintenant, s’il découvrait l’entrée avec sa sale avidité, s’il se mettait au travail pour soulever la mousse, s’il y arrivait, s’il pénétrait de force jusqu’à disparaître à l’intérieur en ne laissant plus émerger que son derrière pour un instant, si tout cela se passait, je me précipiterais furieusement derrière lui, je pourrais lui sauter dessus sans aucune hésitation, le briser, de mes dents, le lacérer, le déchirer et boire tout son sang et fourrer son cadavre au milieu des autres dépouilles, mais surtout, ce serait l’essentiel, je serais enfin de retour dans mon terrier, je voudrais même, cette fois, admirer le labyrinthe, mais d’abord tirer la couche de mousse au-dessus de moi et puis me reposer, je crois, le restant de mes jours.


Le Terrier ou la construction (128)
texte traduit

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 23 octobre 2015

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