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Les Géographes (46)

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Jean Oleric Bensperg


Riedlé pouvait de nouveau marcher et il déambulait sur le pont en s’appuyant sur une canne, un chat nain perché sur une épaule. Ses lèvres bougeaient mais on n’entendait rien, avec qui parlait-il on se demandait, puis on comprit qu’il parlait au chat qui tournait quelquefois ses yeux méchants vers nous qui étions assis contre quelques caisses à l’ombre, en train de les observer car il n’y avait rien d’autre à faire, le navire n’avançait pas, la mer était plate.
Riedlé marchait pendant des heures en plein soleil, sans doute que l’isolement dans sa cabine avec l’animal couché sur son ventre d’après ce que Guichenot racontait l’avait rendu fou. On l’aurait bien jeté à la mer, son chat malfaisant, on avait fini par penser que c’était lui qui nous rendait si haineux et pas la chaleur, mais qu’allait-il se passer ensuite, on avait peur de toucher au chat et qu’il nous jette un sort ensuite, peut-être nous en avait-il déjà jeté un en nous fixant comme ça de ses yeux méchants, chaque jour un peu plus méchants. Mais peut-être que le jeter aux requins aurait réglé le problème, on allait continuer à y penser en attendant que sonne la cloche du repas ou que le vent se lève.



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© Jean Oleric Bensperg_Les Géographes _ 7 décembre 2015

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