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Oeuvres Ouvertes : Journal de Kafka (IV, 6) : Grande impression pénétrant jusque dans les profondeurs

Oeuvres Ouvertes

depuis 2000

Journal de Kafka (IV, 6) : Grande impression pénétrant jusque dans les profondeurs

quatrième cahier nouvelle traduction

3 XII II Je viens de lire un morceau de Karl Stauffers Lebensgang. Eine Chronik der Leidenschaft et suis si intimidé et saisi par cette grande impression pénétrant jusque dans les profondeurs auxquelles je n’ai accès que de façon passagère, et en même temps je suis tellement emporté au loin par le jeûne que m’impose mon estomac dérangé et par l’excitation habituelle du dimanche, journée libre, qu’il me faut moi aussi écrire, comme lorsque, obligé de subir une excitation extérieure produite par un objet extérieur, on ne peut s’en tirer qu’en agitant les bras.





- Kafka lit le nouveau livre de Wilhelm Schäfer, Vie de Karl Stauffer. Une chronique de la passion (Munich, 1911). On possède un calepin dans lequel il a pris des notes au cours de sa lecture et dont il s’est servi pour l’écriture de plusieurs passages du Journal. Technique littéraire d’ailleurs propre à Kafka qui n’écrit pas au jour le jour les textes que l’on peut lire ici, mais se sert d’un bloc-notes où il écrit quelques mots qui lui servent de bases pour l’écriture du Journal dans ses cahiers quelques jours plus tard.

- Wilhelm Schäfer : auteur admiré par Kafka, qui le cite ailleurs dans le Journal. Auteur de nombreux recueils d’anecdotes, à la façon de Kleist. Ami de Hermann Hesse. Kafka, mort en 1924, n’a pas connu la suite de sa carrière littéraire. Il publie un livre intitulé Les Treize livres de l’âme allemande qui devient une des références littéraires de la propagande nazie. Sans être membre du parti nazi, il se compromet avec le régime de Hitler, lequel admirait beaucoup son œuvre. Après la guerre il publie quelques récits et meurt en 1952. Je trouve cet article de 2004 où il est rapporté qu’une rue de Bodman — une petite ville au bord du lac de Constance où il a longtemps vécu — porte désormais son nom, sans aucune mention de son engagement en faveur du nazisme.

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© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 26 janvier 2016

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