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Oeuvres Ouvertes : Journal de Kafka (IV, 22) : Mais ce qui est vrai pour notre personne ne l’est pas pour la personne étrangère

Oeuvres Ouvertes

depuis 2000

Journal de Kafka (IV, 22) : Mais ce qui est vrai pour notre personne ne l’est pas pour la personne étrangère

quatrième cahier nouvelle traduction


Ce n’est qu’ensuite que nous pouvons être surpris par le fait que ces circonstances étrangères, quoiqu’ appartenant à la vie, soient décrites de façon inchangée dans le livre, alors qu’à partir de notre expérience nous croyons savoir que rien n’est plus éloigné d’un événement vécu comme p.e. le deuil qui suit la mort d’un ami que la description de cet événement vécu. Mais ce qui est vrai pour notre personne ne l’est pas pour la personne étrangère. Si en effet nous ne sommes pas capables avec nos lettres d’exprimer nos propres sentiments de manière satisfaisante – il existe naturellement des deux côtés une quantité indistincte de degrés –, si même à nos meilleurs moments nous devons recourir à des expressions comme « indescriptible », « indicible » ou un « si triste » ou si beau suivi d’une phrase en « que » vite en morceaux, nous sommes pour ainsi dire récompensés par la faculté qui nous est donnée de comprendre les récits étrangers avec la précision tranquille, laquelle nous manque, du moins à ce degré, lorsque nous écrivons nos propres lettres. L’ignorance où nous nous trouvons quant aux sentiments qui ont un jour, c’est selon, tendu ou chiffonné la lettre qui est devant nous, cette ignorance justement devient compréhension, puisque nous sommes forcés de nous tenir à cette lettre, de ne croire que ce qui s’y trouve, de trouver donc cela parfaitement exprimé et, comme il est juste, de voir ouvert le chemin qui mène au sein de la plus grande humanité. Ainsi p.e. les lettres de Karl Stauffer ne contiennent que le récit de la courte vie d’un artiste




- Pas de guillemets à "si beau", pas de point final à ce texte interrompu.

- Kafka lisait un ouvrage sur Karl Stauffer-Bern, ces lignes sont la suite de Journal de Kafka (IV, 20) : Avec une tête plus libre.

Sommaire



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© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 27 février 2016

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