Éditions Œuvres ouvertes

Jean Vilar (26)

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Charlie t’es un gars comme j’en ai jamais vu visage brun au milieu des peaux blanches, tu parles jamais ou juste des bras et encore rien qu’un petit mouvement des bras comme si tu savais pas parler, dans le couloir tu cours pas tu te bats pas tu te mets sur le côté et t’attends que ça s’arrête mais ça s’arrête jamais alors Charlie t’attends que la porte s’ouvre pour aller t’asseoir toujours à la même place et moi à côté, depuis quand à côté je sais pas qui m’a placé là ou bien si je suis venu tout seul alors que les autres font comme si t’existais pas, Charlie t’es étranger à ce quartier des Bois noirs et à ce premier couloir en béton mais moi je te vois tu es bien là Charlie et merde à ceux qui disent qu’y a pas de manouches ici dans le premier couloir ou à Jean Vilar, je te vois tu es bien là assis à ta table et déjà tu dessines penché sur ta table, tu dessines quoi ?

© l_m _ 1er avril 2016

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