Œuvres ouvertes

Le Terrier ou la construction (172)

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Je pousse vers l’avant de toutes mes forces et cela marche, mais bien trop lentement je trouve ; pour accélérer, j’arrache un morceau dans les masses de viande, les escalade, les traverse, à présent je n’ai plus qu’une partie devant moi, c’est plus facile à pousser, mais je suis tellement enfoncé dans cette quantité de viande, au cœur de ces étroites galeries où, même seul, il ne m’est pas toujours facile de passer, que je pourrais très bien étouffer au milieu de mes propres provisions, parfois je ne peux échapper à leur avalanche qu’en mangeant et buvant.


texte traduit

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 20 août 2016