Œuvres ouvertes

Le Terrier ou la construction (218)

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C’est un bruit produit par le creusement de je ne sais quelles bêtes nulles qui ont profité du temps de mon absence de façon infâme, en tout cas elles sont loin d’avoir quelque mauvaise intention à mon égard, elles ne sont occupées que par leur ouvrage et aussi longtemps qu’aucun obstacle ne vient se mettre sur leur voie, elles persévèrent dans la direction qu’elles ont prise au départ, tout cela je le sais, pourtant cela m’est incompréhensible et m’irrite et me trouble l’esprit dont j’ai tant besoin pour le travail qu’elles aient osé s’approcher de la place forte.


texte traduit

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 6 octobre 2016