Oeuvres Ouvertes

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Le Terrier ou la construction (258)

...


Et je perds une nouvelle fois cet espoir – comme je me l’avoue les yeux fermés, furieux contre moi-même –, car l’angoisse tremble encore en moi exactement comme elle tremble depuis des heures, et si la raison ne me retenait pas, je préférerais vraisemblablement aller à n’importe quel endroit, qu’il y ait là quelque chose à écouter ou pas, et commencer, stupidement et obstinément, à creuser juste pour creuser, ressemblant déjà presque aux petites bêtes qui creusent soit tout à fait sans raison, soit parce qu’elles dévorent la terre.


texte traduit

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 14 novembre 2016

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