Oeuvres Ouvertes

depuis 2000

Literaturcafé 5, Humboldt en Italie

science et écriture du monde

Cinquième numéro déjà de cette émission créée en janvier dernier sur ma chaîne YouTube. Au sommaire : un petit point sur cette démarche de recension critique via la vidéo, mais aussi sur les nouveautés concernant ce site Œuvres ouvertes, dans sa dix-septième année, pas loin de 5000 pages en incluant sa première version, dont un bon millier rien que pour Kafka (on en parle dans la vidéo : création d’une newsletter par mail et réalisation de cinq livrets à partir de ma traduction du Journal).

Mais dans ce cinquième numéro du Literaturcafé, c’est surtout d’un grand savant et voyageur (et écrivain !) dont il est question. Au début du dix-neuvième siècle, il fonde une science nouvelle, globale, universelle, transdisciplinaire. Il étudie autant la géographie des plantes que l’activité des volcans, et ce dans une perspective qui dépasse tous les points de vue locaux auxquels se limitent nombre de savants de son temps. Ce qui l’intéresse, c’est autant la corrélation des données scientifiques recueillies de par le monde que l’interaction des sciences entre elles. Il mettra toute sa fortune personnelle dans la composition de dessins et de graphiques scientifiques qui illustreront ses relations de voyage et cette somme que constitue Cosmos, dont le dernier volume paraît un an avant sa mort en 1859. Le legs d’Alexander von Humboldt (frère du célèbre linguiste, Wilhelm von Humboldt) est immense : il nous donne à voir un monde nouveau où l’on peut découvrir des paysages inconnus dans toute leur beauté en même temps que les observations et les mesures scientifiques qu’il a pu faire sur le terrain à l’aide d’instruments (thermomètres, baromètres, boussoles, etc.) dont il ne se séparait jamais. Il a inventé une façon de voir le monde associant plaisir esthétique et désir de connaissance objective.

Mais le livre de Marie-Noëlle Bourguet nous parle avant tout d’un petit carnet dont s’est servi Humboldt pendant un séjour de six mois en Italie au cours de l’année 1805. Son tour de force, c’est de reconstituer ce voyage à partir de données scientifiques et matérielles brutes, et de nous révéler la démarche globale qui était celle du savant allemand.

D’avance merci pour vos visionnages et relais de ce numéro du Literaturcafé !



© Laurent Margantin _ 6 juillet 2017

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