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Oeuvres Ouvertes : Literaturcafé 9, Walter Benjamin notre fantôme

Oeuvres Ouvertes

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Literaturcafé 9, Walter Benjamin notre fantôme

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Un livre important de Sébastien Rongier qui ne m’a pas quitté depuis mon retour d’Allemagne cet été : Les Désordres du monde, Walter Benjamin à Port-Bou, j’en parle dans ce numéro 9 du Literaturcafé. Un livre où littérature, histoire et politique sont indissociables, où Rongier étudie la pensée de Benjamin — et notamment son rapport avec la culture française — en même temps qu’il se plonge dans l’histoire des camps d’internement en France. Benjamin victime de la barbarie nazie, mais pas seulement : c’est le régime de Vichy qui est directement responsable de sa mort, régime ayant pactisé avec Hitler et Franco. A lire pour y découvrir les résonances avec notre présent. Oui, Benjamin est bien notre fantôme, et il va nous hanter encore longtemps.

© Laurent Margantin _ 23 octobre 2017

Messages

  • Et Peter Handke. Je ne sais pas pourquoi ce nom me vient, après avoir moi aussi lu et relu le livre de Rongier. Je connais le lieu. Un peu les écrits de Benjamin, bien entendu. L’ange aussi qui trace une ligne d’erre troublante dans ce parcours de pensée et de poésie. Benjamin est notre fantôme déchu, un ange aux ailes brisées, au souffle court. L’avancée dont vous parlez, dont parle Rougier, nous la ressentons si fort, même ici, en bordure de forêt noire où rôde encore un mauvais fantôme, celui de Heidegger, et ce n’est pas la pluie ni les arbres noirs, qui peuvent chasser l’histoire. Ce que montre si bien Rongier. Port-Bou désormais abrite une ombre et c’est une manière de la rendre tangible, ce travail que mène jusqu’à la mer S.R.
    J’ai évoqué Peter Handke parce que je suis frappée, le lisant ici, en forêt noire, par la force de son écriture et par le décentrement opéré sur la géographie du petit monde qui est le nôtre. Sebald aimait beaucoup le livre que je suis en train de lire Le recommencement, et je comprends peu à peu pourquoi. S’y élabore une géographie mineure au sein d’une langue allemande débordée. Je ne prends pas toujours le temps de vous écouter mais ce matin, oui, parce que moi aussi, j’ai aimé ce livre et voulu le prendre avec moi ici, comme s’il pouvait annuler certains effets désastreux de l’histoire. Et puis la langue allemande autour de nous encourage à parler autre, à tenter de se dégager de la seule sienne. Et tenter peut-être d’écrire à propos aussi de Peter Handke.

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