Oeuvres Ouvertes

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Journal de Kafka (IV, 80) : Les difficultés pour achever un essai même court

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Les difficultés pour achever un essai même court ne tiennent pas au fait que notre sentiment, pour finir le morceau, exige une flamme que le contenu réel n’a pu jusque là engendrer par lui-même, elles naissent plutôt de ce que même l’essai le plus court exige de l’auteur une autosatisfaction et une perte en soi-même d’où il est difficile de sortir pour aller respirer l’air du jour ordinaire sans une forte volonté et une incitation extérieure, si bien qu’une fois l’essai achevé et alors qu’on peut s’écarter en silence, on préfère se sauver, poussé par son anxiété, la fin devant être ensuite terminée de l’extérieur, avec des mains qui ne doivent pas seulement travailler, mais aussi s’accrocher.


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© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 26 novembre 2017

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