Éditions Œuvres ouvertes

Journal de Kafka (I,87) : ce matin chez Löwy et Winterberg

...

ce matin chez Löwy et Winterberg. Comment le chef cale son dos de côté dans son fauteuil pour avoir un espace et un appui qui lui permettent de bouger les mains comme un juif de l’est. L’ensemble que composent le jeu des mains et les mimiques se renforçant réciproquement. Parfois il combine les deux en regardant ses mains ou bien en les tenant près de son visage pour le confort de l’auditeur. Des mélodies du temple dans la cadence de ses paroles, surtout lorsqu’il énumère plusieurs points il conduit la mélodie de doigt en doigt comme s’il la faisait passer d’un registre à l’autre. Ensuite rencontré le père avec un monsieur Preissler au Graben, il lève même la main pour que sa manche remonte un peu (ce n’est quand même pas lui qui va la remonter) et, en plein milieu du Graben, il fait de puissants gestes avec la main qui s’ouvre en glissant comme s’il vissait quelque chose, tout en écartant les doigts

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 20 mars 2018

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)