Éditions Œuvres ouvertes

Journal de Kafka (I,106) : Aujourd’hui j’avais le conseiller Lederer devant moi

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Aujourd’hui j’avais le conseiller Lederer devant moi, puéril, faux ridicule au point de me faire perdre patience, venu me voir à l’improviste et sans que je l’aie prié de venir pour me demander des nouvelles de ma maladie. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas discuté de façon si intime, ou bien peut-être ne l’avions nous jamais fait, soudain je sentis comment mon visage qu’il n’avait jamais considéré avec autant d’attention se révélait à lui dans des parties fausses, mal interprétées mais qui le surprenaient. De mon point de vue j’étais méconnaissable. Lui, je le connais parfaitement.

(fin du premier cahier)

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 20 mars 2018

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