Éditions Œuvres ouvertes

Lectures du Chenil

extraits de quelques recensions

- Noëlle Rollet dans la Revue des ressources

Il faut longtemps avant que le lecteur, sur les talons du narrateur, aperçoive le chenil, et plus longtemps encore pour qu’il en franchisse le seuil. Sa présence massive domine pourtant le roman, c’est-à-dire la vie et les pensées du narrateur. Omniprésent et inaccessible : voilà qui rappelle Le Château de Kafka, ce qui ne saurait être fortuit chez le traducteur, entre autres, du journal de l’auteur tchèque. La ressemblance peut s’arrêter là : à la différence de K., notre narrateur est fort peu désireux d’atteindre l’édifice. Malheureusement, s’y rendre semble bien incontournable – fatalité d’un devoir imposé par sa mère aussi bien que par l’inédite situation de “la ville” qu’envahissent les chiens. Car c’est bien à notre actualité que Laurent Margantin adapte le fantastique. Le discours de Sylvain Dammertal, le narrateur, révèle ainsi un monde troublé tant par l’inconscient du narrateur que par celui de l’époque. Cette fois-ci, toute ressemblance avec une autre histoire, quoique soigneusement tue, se prolonge… et tient le lecteur en haleine, au rythme d’une langue particulièrement souple et maîtrisée, qui mène le récit au gré d’improbables audaces.

- Marc Verlynde sur la Viduité

La grande idée de ce roman parfois trop sombre reste néanmoins la projection de nos craintes intimes comme volonté de les voir se réaliser. Fort heureusement, Laurent Margantin n’enferme à aucun instant cette invasion canine dans une pesante symbolique. Comme dans tout grand roman, l’auteur laisse au lecteur la liberté de ses interprétations. Le chien représenterait l’étranger dont la crainte serait avant tout une peur de nous-mêmes. Le personnage de la Mère le suggère en partie. Avant que cette projection devienne en partie une quête des origines ou, simultanément, une plongée dans la violence comme conséquence de la souffrance. Mère et fils se persécute et s’inventent ainsi un sens défaillant. Au risque, je le disais de plonger dans une atmosphère étouffante. Une froide folie que je m’aventurerais presque à qualifier d’autrichienne. On y devine une hargne sociale par de belles notations sur les vieux et cette tension de génération qui semble une autre explication de construction fantasmatique.

- Jean-Pierre Parmentier sur Babelio

"Le chenil" de Laurent Margantin est un ouvrage fort déroutant et très à part : d’un côté extrêmement peu de personnages et une histoire tout à fait particulière, de l’autre côté un style et un langage remarquablement réussis.

- Brigitte Célérier lit un extrait du récit sur YouTube

- Merci à Sabine Huynh et Laurent Grisel pour leurs commentaires sur leurs pages Facebook et Twitter.

Page de présentation du récit sur Oeuvres ouvertes

Vidéo bande-annonce

© Laurent Margantin _ 22 mai 2018

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