Oeuvres Ouvertes

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L’ami si proche : Marc Bonneval (7)

Derniers messages autour de La Main de sable et de la littérature

Le dernier message que j’ai reçu de Marc s’intitule "Fin" et concerne un ensemble de courts récits, La Main de sable, auquel je venais de travailler pendant deux ans et qu’il accepta de relire et corriger, comme il l’avait fait avec L’enfant neutre.

Son état de santé s’était brutalement détérioré, ce qui rendait ce soutien de sa part particulièrement remarquable et émouvant.

Le 3 octobre 2009

Cher Laurent,

Je suis rentré la semaine dernière de mon quatrième séjour à Innsbruck, où l’on m’a proposé de me faire revenir pour une injection supplémentaire fin novembre, ce qui sigifie que le traitement ne m’est pas jugé trop nocif, mais il faudra que j’attende encore pour savoir à quel point il m’est bénéfique (ce qui semble, pour l’instant, établi, c’est que les métastases ne progressent pas, mais il faudra des examens plus détaillés, et je saurai vers la mi-novembre si je me rendrais bien à Innsbruck pour ce supplément). Bien sûr, ça compromet un peu plus mon idée de reprendre mon travail le 1er mars, mais comme vous pouvez l’imaginer, la perspective de prendre une année scolaire en marche n’ayant rien d’enthousiasmant, je commence à me faire une raison (vous ai-je dit que j’étais nommé à Pamiers, dans un fort beau lycée, distant de chez moi d’une vingtaine de km ?). En attendant, je continue de m’occuper surtout de journalisme local et du lancement de mon association de malades, lent et compliqué puisque ma situation géographique très excentrée ne me facilite pas la tâche. Mais les adhésions commencent à arriver, et les contacts se multiplient, ce qui est fort positif si je pense qu’il y a dix mois cette association n’était qu’une idée que j’avais eue, justement parce que je me sentais bien seul !

Mais vous ne dites rien de vous, êtes-vous rentré, et surtout : où ? qu’a donné votre dossier pour l’université ? et vos projets littéraires ?

Dans l’attente de vos nouvelles, je pense bien à vous.

Marc

Le 3 novembre 2009

Cher Laurent,

Merci pour cette proposition, et aussi pour la très belle photo que contenait votre précédent message. Je vais plutôt bien, quoique préoccupé par l’éventualité d’aller une 5ème fois à Insbruck début décembre, et l’arrivée de l’automne me plonge dans une parese qui confine à la préparation d’une hibernation. D’où ma réponse à votre proposition : oui, mais vous devrez compter avec mon absence de rythme et l’irrégularité de mon activité (à part les articules que j’écris pour l’hebdomadaire d’information locale, sous la pression d’une agitation suffisamment superficielle pour ne pas me demander beaucoup d’investissement personnel et me donner l’impression d’être occupé, je ne fais rien de sérieux et suivi, avant tout par manque d’énergie : je lis beaucoup, mais dans le plus grand désordre, au gré de mes humeurs...).

Amitiés.

Marc

Le 4 novembre 2009

Cher Laurent,

Une recherche rapide (Google, Heidegger & système) confirme que vous avez raison (une citation assez longue dans le premier ou 2ème article donné par cette recherche), mais je ne dispose pas de ce volume... en revanche, si vous le voulez, je peux le chercher...

Amitiés.

Marc

Le 11 novembre 2009

Cher Laurent,

J’ai oublié de vous dire qu’à Toulouse j’ai eu l’occasion de chercher le
livre de Heidegger sur Schelling et que je ne l’ai trouvé, ni neuf, ni
d’occasion ; vous faites donc mieux de vous le procurer en Allemagne et
en allemand. D’accord pour vous réexpédier le Vailland après lecture,
c’est un écrivain dont je crois n’avoir rien lu...

Nous appeler ? Oui, excellente idée, d’autant que si vous vous servez
toujours de skype, ça devrait marcher ! mais plutôt samedi ou dimanche,
je suis suroccupé ces jours-ci par des démarches variées, et
fastidieuses. J’aimerais d’ailleurs aussi vous dire le plaisir que j’ai
pris à la lecture de vos Insulaires.

/Amitiés.

Marc

Le 19 novembre 2009

Cher Laurent,

Borobodour est bien arrivé ce matin : je le regarde puis vous le réexpédierai, en tout état de cause avant fin novembre, c-à-d de retourner à Innsbruck.

Amitiés.

Marc

Le 27 novembre 2009

Cher Laurent,

Merci pour votre message et les photos, je suis vraiment très occupé ces jours-ci !

Vailland est parti mercredi, grève des postes mardi.

Oui, si vous pouvez m’appeler dimanche matin, je ne devrais pas bouger.

Amitiés.

Marc

Le 5 janvier 2010

Cher Laurent,

Meilleurs voeux pour 2010, pour vous et votre femme, et vos entreprises dont je vous remercie de m’envoyer des signaux.

La télévision nous donne ces jours-ci ces images de l"éruption, cela vous affecte-t-il ?

J’ai réussi à passer cette période dite festive dans un état d’immobilité proche de l’hibernation, ce qui me convient fort bien, et je suis bien tenté de poursuivre, sans d’ailleurs beaucoup d’obstacles sur cette pente.

Bien amicalement.

Marc

Le 10 janvier 2010

Bonjour Laurent, un peu de fraîcheur ariégeoise, mais avec du soleil après deux jours de neige.

Amicalement.

Marc

Le 6 février 2010

Cher Laurent,

J’ai bien reçu La main de sable, les 327 p. m’impressionnent (il est vrai que les caractères sont grands !).

La dernière semaine de janvier, contrairement à ce qui était prévu, je ne suis pas allé à Innsbruck, parce que j’ai dû me faire hospitaliser d’urgence à Toulouse, avec une assez importante hémorragie interne (symptôme possible de ma tumeur, mais sans relation avec un progrès de celle-ci, ni avec le traitement en cours) ; le remède existe, ce sont des médicaments dits bèta-bloquants, qui baissent artificiellement la tension artérielle, mais n’étant pas du tout hypertendu, l’acclimatation au produit me rend hypotendu... Cela fait maintenant une semaine que je suis rentré chez moi, rassuré mais assez éprouvé (lorsque je me suis fait hospitaliser, je ne savais pas du tout ce qui se passait, mais me sentais plutôt mal), et je récupère peu à peu, de façon à pouvoir aller terminer à Innsbruck le traitement nucléaire, mais j’ai demandé un délai de façon à être d’attaque pour les voyages, et le froid qu’il doit y faire.

Pour tout arranger, la connexion internet était tombée en panne, ça remarche, d’ailleurs assez mal depuis hier, les réparateurs doivent revenir au début de la semaine prochaine. J’en ai profité aussi pour suspendre toute activité journaistique (je suis sous morphine, et m’abstiens donc de conduire, à l’exception des "courses" indispensables au supermarché le plus proche).

Je compte, si tout va bien, me remettre à mes occupations habituelles au courant de la semaine prochaine (et je dois voir lundi un médecin expert qui doit statuer sur ma demande de prolongation de congé de longue durée).

Donc, si je suis bien d’accord pour entreprendre une relecture de votre texte, vous aurez compris que ce ne sera pas tout de suite ; d’autre part, dites-moi comment je peux faire, ou plutôt comment vous préférez que je m’y prenne : corrections du texte lui-même, insertion de notes... ?)

Vos vacances sont-elles terminées ? Je n’ai toujours pas compris comment est organisée l’année scolaire réunionnaise...

Amitiés.

Marc

Le 10 février 2010

Bonjour Laurent,

Neige et vent, aujourd’hui, et c’est bien agréable de lire vos texte, calfeutré à l’abri de vieux mur.

5, 3 : Son expression de visage : L’expression de son visage ?

11, 10 : carton à dessin ou dessins ?

28, 8 : central

54, 6 : AVAIT

55, 16 : heureuse

62,15 : de

63, 18 : ilS réintégraiENt

71, 12 débraillée "au niveau vestimentaire" : vraiment ?

17 incognito, non ?

20 trnuilles

73, 12 : vouées

77, 2 : disparue/ disparus ?

10 : il y EN avait...

84 : accord de "leur bonheur de baigneur" avec "la foule" ?

94, 11 : a priori

14 : était

99, 1 : c’était

100, 15 : lesquelles

128, 8 avaient été condamnées

141, 9 : mises

145, 5 : sûre

la suite bientôt.

Amitiés.

Marc

Le 10 février 2010

suite :

147, 10 : subtil et

11 suivre un

156, 13 : c’étaient

159, 14 : collectives

176, 5 : campagnards

177, 3 : imprévisible

180, 13 : habileté

199, 5 : cherchait
207, 7 : bientôt celui-ci

208 l’oeuf d’un cultivateur , d’une poule, d’un éleveur, d’un fermier ?

209, 6 : ces....son

226, 4 :traversaient

230, 8 : assez profondément est plus économique...

248, 2°§, construction peu claire : n’étaient ?....inconscients, de faits...?

249, 3 & 6 (& 16 !) : parfois : répétition volontaire ?

256, 6 : s’appelait

257, 13 : de fruit, ou de fruits ?

274,5 : avait

293, 2 : les matériaux ouverts , offerts ?

A demain pour la fin.

Marc

Le 11 février 2010

Cher Laurent,

Voci la fin de ce que j’ai repéré :

295, 6 : de ce

299, 4 : s’en, ou L’en ?

301, 11 : nombreux ECRIVAINS ?

304, 3 : semblaient. est-ce voulu ?

309, 2° § 1 : avaient

311, 3° §, 2 : suivaient

326, 3 : ,ou / où ?

16 : ses : les ?

J’aime bien l’indécision de ces exercices, entre rêve, souvenir et fiction, comme la carte fragmentée d’un imaginaire "générique", pas vraiment impersonnel, mais travaillé par le lissage de ce qui relèverait de l’autobiographie singulière.

Et qui conduit à une sorte d’abstraction, mais le terme ne convient guère, qui serait celle du monde, et non de tel ou tel monde particulier. J’y trouve aussi un écho au thème (Y. Bonnefoy) de l’arrière-pays, qui avec vous serait identifiable directement comme pays littéraire, sinon même le pays de la littérature ;

Sa tonalité fondamentalement nostalgique tient-elle à votre condition actuelle d’insularité ?

Me touche aussi la question de la langue (le pays natal, c’est la langue, mais toujours déjà perdue, ou du moins corrompue, d’où l’effort vers une autre langue, mais jamais toute acquise ou conquise).

Ici, la neige s’accroche, et le vent ne faiblit pas, ce qui est rare. Et modifie la lumière, devenue très blanche.

Amicalement.

Marc

Le 12 février 2010

Cher Laurent,

Bien difficiles, vos questions, dans la mesure où elles touchent à la composition même du recueil, dont je suppose qu’elle obéit à quelque intention qui vous est propre...

Trop disparates ? il m’a semblé, en première lecture, avoir affaire à une sorte de lexique, dont justement l’apparence disparate était recherchée, mais était concurrencée par une unité - disons "thématique" dont "le passé" serait le commun dénominateur, un passé qui sédimenterait à la fois l’immémorial du conte, l’impersonnel de certaines "fiction" apparentes et des passages plus "personnels", ce qui pourrait aussi être une façon de répondre à la deuxième question...

Amitiés.

Marc

© Laurent Margantin _ 3 juin 2010

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