Œuvres ouvertes

Dans la caverne que nous habitions

Dans la caverne que nous habitions les hommes dont les visages et les silhouettes défilaient à longueur de journées sur des écrans étaient vêtus d’uniformes aux couleurs vives et nous écoutions leurs paroles enchanteresses buvant des alcools divers savourant leurs gestes et leurs déclarations
Dans la caverne que nous habitions des femmes dansaient et chantaient visages peints cheveux teints heureuses du feu qui les animait nous suivions pendant de longues soirées le déroulement de leurs chants et (...)

Dans la caverne que nous habitions les hommes dont les visages et les silhouettes défilaient à longueur de journées sur des écrans étaient vêtus d’uniformes aux couleurs vives et nous écoutions leurs paroles enchanteresses buvant des alcools divers savourant leurs gestes et leurs déclarations

Dans la caverne que nous habitions des femmes dansaient et chantaient visages peints cheveux teints heureuses du feu qui les animait nous suivions pendant de longues soirées le déroulement de leurs chants et de leur danses heureux nous-mêmes de pouvoir assister à cette fête même de très loin

Dans la caverne que nous habitions des enfants sur des écrans figuraient des longues guirlandes de mots honorant les valeurs cardinales tolérance fraternité amitié entre les peuples joie universelle ils tenaient dans une main de petits drapeaux aux couleurs chatoyantes et dont les mouvements étaient rythmés par une musique enivrante

Dans la caverne que nous habitions nous nous saoulions de mots de paroles les plus diverses défilant en bas des écrans certaines toutefois étaient grises sur fond noir oui grises sur fond noir et nous délivraient des images des flots d’images qui nous entouraient nous rappelant la source archaïque de ce monde que nous aimions mieux que nous vénérions

Dans la caverne que nous habitions certaines paroles étaient grises sur fond noir et nous les aimions plus que tout disant l’abject la colère le désespoir le grand fond absurde de l’époque c’étaient paroles de délivrance injures les plus terribles propos sordides qui d’un coup déchiraient le voile de lumière et nous ramenaient à l’obscurité que nous détestions à la nuit à la belle et grande nuit des mots hurlés

© no name _ 19 juin 2010
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