Œuvres ouvertes

Le bavassage illustré / Merry O.

De notre correspondante en Charente Inférieure

Mon cher Laurent,


vous qui marinez dans votre île, vous ne savez pas les délices du nomadisme hexagonal. Tenez, repensant à ce marché poétique dont vous prîtes prétexte pour pasticher le bienheureux Thomas Bernhard, et qui me fournit à moi-même l’occasion d’abonder quelque peu dans votre sens, par pur esprit d’imitation, je fus, ces jours derniers, à Limoges, cité honorablement bovine, et je sortais à la brune (ce qui explique la qualité médiocre du cliché) du parking de la place de la Motte, ancien tertre gaulois.

Affiché là en double exemplaire, cet avis à la population :

Il est là question de poésie, semble-t-il.

Un humoriste bavasseur, dont la parenté avec quelque caporal pétomane ne fait aucun doute nous intime l’ordre de nous mobiliser pour poéter en chœur avec une liste impressionnante d’imbéciles.

Les bras vous en tombent ?

Allons ! On se ressaisit, mon cher.

Que dites-vous ? Une ampoule de cyanure ?

Tout de suite, les extrémités ! Allons, allons !

Cette vulgarité satisfaite ne vaut pas qu’on se flingue.

Un ponch, plutôt ? Ou un lait-fraise ?



Votre Merry O.

© Merry O. _ 28 juin 2010

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)