Œuvres ouvertes

Utopie, livre premier (2) / Thomas More

Suite du récit de Raphaël Hythloday

Le hasard me fit rencontrer un jour, à la table de ce prélat, un laïque réputé très savant légiste. Cet homme, je ne sais à quel propos, se mit à combler de louanges la justice rigoureuse exercée contre les voleurs. Il racontait avec complaisance comment on les pendait çà et là par vingtaine au même gibet.

— Néanmoins, ajoutait-il, voyez quelle fatalité ! à peine si deux ou trois de ces brigands échappent à la potence, et l’Angleterre en fourmille de toutes parts.

Je dis alors, avec la liberté de parole que j’avais chez le cardinal :

— Cela n’a rien qui doive vous surprendre. Dans ce cas, la mort est une peine injuste et inutile ; elle est trop cruelle pour punir le vol, trop faible pour l’empêcher. Le simple vol ne mérite pas la potence, et le plus horrible supplice n’empêchera pas de voler celui qui n’a que ce moyen de ne pas mourir de faim. En cela, la justice d’Angleterre et de bien d’autres pays ressemble à ces mauvais maîtres qui battent leurs écoliers plutôt que de les instruire. Vous faites souffrir aux voleurs des tourments affreux ; ne vaudrait-il pas mieux assurer l’existence à tous les membres de la société, afin que personne ne se trouvât dans la nécessité de voler d’abord et de périr après ?

— La société y a pourvu, répliqua mon légiste l’industrie, l’agriculture offrent au peuple une foule de moyens d’existence ; mais il y a des êtres qui préfèrent le crime au travail.

— C’est là où je vous attendais, répondis-je. Je ne parlerai pas de ceux qui reviennent des guerres civiles ou étrangères, le corps mutilé de blessures. Cependant, combien de soldats, à la bataille de Cornouailles ou à la campagne de France, perdirent un ou plusieurs membres au service du roi et de la patrie ! Ces malheureux étaient devenus trop faibles pour exercer leur ancien métier, trop vieux pour en apprendre un nouveau. Mais laissons cela, les guerres ne se rallument qu’à de longs intervalles. Jetons les yeux sur ce qui se passe chaque jour autour de nous.

La principale cause de la misère publique, c’est le nombre excessif des nobles, frelons oisifs qui se nourrissent de la sueur et du travail d’autrui, et qui font cultiver leurs terres, en rasant leurs fermiers jusqu’au vif, pour augmenter leurs revenus ; ils ne connaissent pas d’autre économie. S’agit-il, au contraire, d’acheter un plaisir ? Ils sont prodigues jusqu’à la folie et la mendicité. Ce qui n’est pas moins funeste, c’est qu’ils traînent à leur suite des troupeaux de valets fainéants, sans état et incapables de gagner leur vie.

Ces valets tombent-ils malades ou bien leur maître vient-il à mourir, on les met à la porte ; car on aime mieux les nourrir à ne rien faire que les nourrir malades, et souvent l’héritier du défunt n’est pas de suite en état d’entretenir la domesticité paternelle.

Voilà des gens exposés à mourir de faim, s’ils n’ont pas le cœur de voler. Ont-ils, en effet, d’autres ressources ? Tout en cherchant des places, ils usent leur santé et leurs habits ; et quand ils deviennent pâles de maladie et couverts de haillons, les nobles en ont horreur et dédaignent leurs services. Les paysans mêmes ne veulent pas les employer. Ils savent qu’un homme élevé mollement dans l’oisiveté et les délices, habitué à porter le sabre et le bouclier, à regarder fièrement le voisinage et à mépriser tout le monde, ils savent qu’un tel homme est peu propre à manier la bêche et le hoyau, à travailler fidèlement, pour un mince salaire et une faible nourriture, au service d’un pauvre laboureur.

Là-dessus mon antagoniste répondit

— C’est précisément cette classe d’hommes que l’État doit entretenir et multiplier avec le plus de soin. Il y a chez eux plus de courage et d’élévation dans l’âme que chez l’artisan et le laboureur. Ils sont plus grands et plus robustes ; et partant, ils constituent la force d’une armée, quand il s’agit de livrer bataille.

— Autant vaudrait dire, répliquai-je alors, qu’il faut, pour la gloire et le succès de vos armes, multiplier les voleurs. Car ces fainéants en sont une pépinière inépuisable. Et, de fait, les voleurs ne sont pas les plus mauvais soldats, et les soldats ne sont pas les plus timides voleurs ; il y a beaucoup d’analogie entre ces deux métiers. Malheureusement, cette plaie sociale n’est pas particulière à l’Angleterre ; elle ronge presque toutes les nations.
La France est infectée d’une peste bien plus désastreuse. Le sol y est entièrement couvert et comme assiégé par des troupes innombrables, enrégimentées et payées par l’État. Et cela en temps de paix, si l’on peut donner le nom de paix à des trêves d’un moment. Ce déplorable système est justifié par la même raison qui vous porte à entretenir des myriades de valets fainéants. Il a semblé à ces politiques peureux et chagrins que la sûreté de l’État exigeait une armée nombreuse, forte, constamment sous les armes, et composée de vétérans. Ils n’osent se fier aux conscrits. On dirait même qu’ils font la guerre pour apprendre l’exercice au soldat, et afin, comme a écrit Salluste, que, dans cette grande boucherie humaine, son cœur ou sa main ne s’engourdissent pas au repos.

La France apprend à ses dépens le danger de nourrir cette espèce d’animaux carnassiers. Cependant, elle n’avait qu’à jeter les yeux sur les Romains, les Carthaginois et une foule d’anciens peuples. Quels fruits ont-ils retirés de ces armées immenses et toujours debout ? le ravage de leurs terres, la destruction de leurs cités, la ruine de leur empire. Encore, s’il avait servi aux Français d’exercer, pour ainsi dire, leurs soldats dès le berceau ; mais les vétérans de France ont eu affaire avec les conscrits d’Angleterre, et je ne sais s’ils peuvent se vanter d’avoir eu souvent le dessus. Je me tais sur ce chapitre ; j’aurais l’air de faire la cour à ceux qui m’écoutent.

Revenons à nos valets soldats.

Ils ont, dites-vous, plus de courage et d’élévation que les artisans et les laboureurs. Je ne crois pas, moi, qu’un valet fasse grand’peur ni aux uns ni aux autres, excepté ceux dont la faiblesse du corps paralyse la vigueur de l’âme, et dont l’énergie est brisée par la misère. Les valets, ajoutez-vous, sont plus grands et plus robustes. Mais n’est-il pas dommage de voir des hommes forts et beaux (car les nobles choisissent les victimes de leur corruption), de les voir se consumer dans l’inaction, s’amollir dans des occupations de femmes, tandis qu’on pourrait les rendre laborieux et utiles, en leur donnant un métier honorable, et en les habituant à vivre du travail de leurs mains ?

De quelque manière que j’envisage la question, cette foule immense de gens oisifs me paraît inutile au pays, même dans l’hypothèse d’une guerre, que vous pourrez au reste éviter toutes les fois que vous le voudrez. Elle est, en outre, le fléau de la paix ; et la paix vaut bien qu’on s’occupe d’elle autant que de la guerre.

La noblesse et la valetaille ne sont pas les seules causes des brigandages qui vous désolent ; il en est une autre exclusivement particulière à votre île.

— Et quelle est-elle ? dit le cardinal.

— Les troupeaux innombrables de moutons qui couvrent aujourd’hui toute l’Angleterre. Ces bêtes, si douces, si sobres partout ailleurs, sont chez vous tellement voraces et féroces qu’elles mangent même les hommes, et dépeuplent les campagnes, les maisons et les villages.

En effet, sur tous les points du royaume, où l’on recueille la laine la plus fine et la plus précieuse, accourent, pour se disputer le terrain, les nobles, les riches, et même de très saints abbés. Ces pauvres gens n’ont pas assez de leurs rentes, de leurs bénéfices, des revenus de leurs terres ; ils ne sont pas contents de vivre au sein de l’oisiveté et des plaisirs, à charge au public et sans profit pour l’État. Ils enlèvent de vastes terrains à la culture, les convertissent en pâturages, abattent les maisons, les villages, et n’y laissent que le temple, pour servir d’étable à leurs moutons. Ils changent en déserts les lieux les plus habités et les mieux cultivés. Ils craignent sans doute qu’il n’y ait pas assez de parcs et de forêts, et que le sol ne manque aux animaux sauvages.

Ainsi un avare affamé enferme des milliers d’arpents dans un même enclos ; et d’honnêtes cultivateurs sont chassés de leurs maisons, les uns par la fraude, les autres par la violence, les plus heureux par une suite de vexations et de tracasseries qui les forcent à vendre leurs propriétés. Et ces familles plus nombreuses que riches (car l’agriculture a besoin de beaucoup de bras), émigrent à travers les campagnes, maris et femmes, veuves et orphelins, pères et mères avec de petits enfants. Les malheureux fuient en pleurant le toit qui les a vus naître, le sol qui les a nourris, et ils ne trouvent pas où se réfugier. Alors, ils vendent à vil prix ce qu’ils ont pu emporter de leurs effets, marchandise dont la valeur est déjà bien peu de chose. Cette faible ressource épuisée, que leur reste-t-il ? Le vol, et puis la pendaison dans les formes.

Aiment-ils mieux traîner leur misère en mendiant ? on ne tarde pas à les jeter en prison comme vagabonds et gens sans aveu. Cependant, quel est leur crime ? C’est de ne trouver personne qui veuille accepter leurs services, quoiqu’ils les offrent avec le plus vif empressement. Et d’ailleurs, comment les employer ? Ils ne savent que travailler à la terre ; il n’y a donc rien à faire pour eux, là où il n’y a plus ni semailles ni moissons. Un seul pâtre ou vacher suffit maintenant à faire brouter cette terre, dont la culture exigeait autrefois des centaines de bras.

Un autre effet de ce fatal système, c’est une grande cherté des vivres, sur plusieurs points.

Mais ce n’est pas tout. Depuis la multiplication des pâturages, une affreuse épizootie est venue tuer une immense quantité de moutons. Il semble que Dieu voulait punir l’avarice insatiable de vos accapareurs par cette hideuse mortalité, qu’il eût plus justement lancée sur leurs têtes. Alors le prix des laines est monté si haut que les plus pauvres des ouvriers drapiers ne peuvent pas maintenant en acheter. Et voilà encore une foule de gens sans ouvrage. Il est vrai que le nombre des moutons s’accroît rapidement tous les jours ; mais le prix n’en a pas baissé pour cela ; parce que si le commerce des laines n’est pas un monopole légal, il est en réalité concentré dans les mains de quelques riches accapareurs, que rien ne presse de vendre et qui ne vendent qu’à de gros bénéfices.

Les autres espèces de bétail sont devenues d’une cherté proportionnelle par la même cause et par une cause plus puissante encore, car la propagation de ces animaux est complètement négligée depuis l’abolition des métairies et la ruine de l’agriculture. Vos grands seigneurs ne soignent pas l’élevage du gros bétail comme celui de leurs moutons. Ils vont acheter au loin des bêtes maigres, presque pour rien, les engraissent dans leurs prés, et les revendent hors de prix.

J’ai bien peur que l’Angleterre n’ait pas ressenti tous les effets de ces déplorables abus. Jusqu’à présent, les engraisseurs de bêtes n’ont causé la cherté que dans les lieux où ils vendent ; mais à force d’enlever le bétail là où ils l’achètent, sans lui donner le temps de multiplier, le nombre en diminuera insensiblement et le pays finira par tomber dans une horrible disette. Ainsi, ce qui devait faire la richesse de votre île en fera la misère, par l’avarice d’une poignée de misérables.

Le malaise général oblige tout le monde à restreindre sa dépense et son domestique. Et ceux qu’on met à la porte, où vont-ils ? mendier ou voler, s’ils en ont le cœur.

A ces causes de misère vient se joindre le luxe et ses folles dépenses. Valets, ouvriers, paysans, toutes les classes de la société déploient un luxe inouï de vêtements et de nourriture. Parlerai-je des lieux de prostitution, des honteux repaires d’ivrognerie et de débauche, de ces infâmes tripots, de tous ces jeux, cartes, dés, paume, palet, qui engloutissent l’argent de leurs habitués et les conduisent droit au vol pour réparer leurs pertes ?
Arrachez de votre île ces pestes publiques, ces germes de crime et de misère. Décrétez que vos nobles démolisseurs reconstruiront les métairies et les bourgs qu’ils ont renversés, ou céderont le terrain à ceux qui veulent rebâtir sur leurs ruines. Mettez un frein à l’avare égoïsme des riches ; ôtez-leur le droit d’accaparement et de monopole. Qu’il n’y ait plus d’oisifs pour vous. Donnez à l’agriculture un large développement ; créez des manufactures de laine et d’autres branches d’industrie, où vienne s’occuper utilement cette foule d’hommes dont la misère a fait jusqu’à présent des voleurs, des vagabonds ou des valets, ce qui est à peu près la même chose.

Si vous ne portez pas remède aux maux que je vous signale, ne me vantez pas votre justice ; c’est un mensonge féroce et stupide.
Vous abandonnez des millions d’enfants aux ravages d’une éducation vicieuse et immorale. La corruption flétrit sous vos yeux ces jeunes plantes qui pouvaient fleurir pour la vertu, et vous les frappez de mort, quand, devenus des hommes, ils commettent les crimes qui germaient, dès le berceau, dans leurs âmes. Que faites-vous donc ? des voleurs, pour avoir le plaisir de les pendre.

Tandis que je parlais ainsi, mon adversaire se préparait à la réplique. Il se proposait de suivre la marche solennelle de ces disputeurs catégoriques qui répètent plutôt qu’ils ne répondent, et placent tout l’honneur d’une discussion dans des efforts de mémoire.

— Vous avez très bien parlé, me dit-il, vous surtout qui êtes étranger, et qui ne pouvez connaître ces matières que par ouï-dire. Je vais vous donner de meilleurs renseignements. Voici l’ordre de mon discours : d’abord, je récapitulerai tout ce que vous avez dit ; ensuite, je relèverai les erreurs que vous a imposées l’ignorance des faits ; enfin, je réfuterai vos arguments, je les pulvériserai. Je commence donc, comme je l’ai promis. Vous avez, si je ne me trompe, énuméré quatre...

— Je vous arrête là, interrompit brusquement le cardinal, l’exorde me fait craindre que le discours ne soit un peu long. Nous vous épargnerons aujourd’hui cette fatigue. Mais je ne vous tiens pas quitte de votre harangue ; gardez-nous-la tout entière pour la prochaine entrevue que vous aurez avec votre partie adverse. Je souhaite que le jour de demain vous ramène ici tous les deux, à moins que vous ou Raphaël ne soyez dans l’impossibilité de venir. En attendant, mon cher Raphaël, vous me feriez plaisir de m’apprendre pourquoi le vol ne mérite pas la mort, et quelle autre peine vous y substitueriez qui garantit plus puissamment la sûreté publique. Car vous ne pensez pas que l’on doive tolérer le vol, et si la potence n’est pas aujourd’hui une barrière pour le brigandage, quelle terreur imprimerez-vous aux scélérats, quand ils auront la certitude de ne pas perdre la vie ? quelle sanction assez forte donnerez-vous à la loi ? Une peine plus douce ne serait-elle pas une prime d’encouragement au crime ?
— Ma conviction intime, très éminent père, est qu’il y a de l’injustice à tuer un homme pour avoir pris de l’argent, puisque la société humaine ne peut pas être organisée de manière à garantir à chacun une égale portion de bien.
On m’objectera, sans doute, que la société, en frappant de mort, venge la justice et les lois, et ne punit pas seulement une misérable soustraction d’argent. Je répondrai par cet axiome : ’’Summum jus, summa injuria’’. L’extrême droit est une extrême injustice. La volonté du législateur n’est pas tellement infaillible et absolue qu’il faille tirer le glaive pour la moindre infraction à ses décrets. La loi n’est pas tellement rigide et stoïque, qu’elle place au même niveau tous les délits et tous les crimes, et n’établisse aucune différence entre tuer un homme et le voler. Car, si l’équité n’est pas un vain mot, entre ces deux actions, il y a un abîme.

Eh quoi ! Dieu a défendu le meurtre, et nous, nous tuons si facilement pour un vol de quelques pièces de monnaie !

Quelqu’un dira peut-être : Dieu, par ce commandement, a ôté la puissance de mort à l’homme privé, et non au magistrat, qui condamne en appliquant les lois de la société.

Mais, s’il en est ainsi, qui empêche les hommes de faire d’autres lois également contraires aux préceptes divins, et de légaliser le viol, l’adultère, et le parjure ? Comment !... Dieu nous a défendu d’ôter la vie non seulement à notre prochain, mais encore à nous-mêmes ; et nous pourrions légitimement convenir de nous entr’égorger, en vertu de quelques sentences juridiques ! Et cette convention atroce mettrait juges et bourreaux au-dessus de la loi divine, leur donnant le droit d’envoyer à la mort ceux que le code pénal condamne à périr !

Il suivrait de là cette conséquence monstrueuse, que la justice divine a besoin d’être légalisée et autorisée par la justice humaine, et que, dans tous les cas possibles, c’est à l’homme à déterminer quand il faut obéir, ou non, aux commandements de Dieu.

La loi de Moïse elle-même, loi de terreur et de vengeance, faite pour des esclaves et des hommes abrutis, ne punissait pas de mort le simple vol. Gardons-nous de penser que, sous la loi chrétienne, loi de grâce et de charité, où Dieu commande en père, nous avons le droit d’être plus inhumains et de verser à tout propos le sang de notre frère.
Tels sont les motifs qui me persuadent qu’il est injuste d’appliquer au voleur la même peine qu’au meurtrier. Peu de mots vous feront comprendre combien cette pénalité est absurde en elle-même, combien elle est dangereuse pour la sûreté publique.

Le scélérat voit qu’il n’a pas moins à craindre en volant qu’en assassinant ; alors, il tue celui qu’il n’aurait fait que dépouiller ; et il le tue dans sa propre sûreté. Car il se débarrasse ainsi de son principal dénonciateur, et court la chance de mieux cacher son crime. Le bel effet de cette justice implacable ! en terrifiant le voleur par l’attente du gibet, elle en fait un assassin.

Maintenant, j’arrive à la solution de ce problème tant agité : Quel est le meilleur système pénitentiaire ?

A mon avis, le meilleur était beaucoup plus facile à trouver que le pire. D’abord, vous connaissez tous la pénalité adoptée par les Romains, ce peuple si avancé dans la science du gouvernement. Ils condamnaient les grands criminels à l’esclavage perpétuel, aux travaux forcés dans les carrières ou dans les mines. Ce mode de répression me parait concilier la justice avec l’utilité publique, Cependant, pour vous dire là-dessus ma façon de penser, je ne sache rien de comparable à ce que j’ai vu chez les Polylèrites, nation dépendante de la Perse.

© Thomas More _ 7 octobre 2010

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