Œuvres ouvertes

Vu avec l’œil souillé par les choses terrestres

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Vu avec l’œil souillé par les choses terrestres, nous sommes dans la situation de voyageurs qui ont eu un accident de train dans un long tunnel, à un endroit où on ne voit plus la lumière de l’entrée et où la lumière du bout du tunnel est si infime que le regard doit constamment la chercher et qu’il la perd constamment, le début et la fin n’étant même pas sûrs. Mais, tout autour de nous, dans le trouble des sens ou dans leur éveil extrême, nous n’avons que des monstres, et, selon l’humeur et la blessure de chacun, un jeu kaléidoscopique délicieux ou épuisant.

Que dois-je faire ? Ou bien : Dans quel but le faire ? Ce ne sont pas des questions de ces environs.

© Franz Kafka _ 20 décembre 2010