Œuvres ouvertes

Ingeborg Bachmann, Ondine s’en va

traduction de Françoise Rétif

Oui, c’est cette logique que j’ai apprise, qu’un homme doit s’appeler Hans, que vous vous appelez tous ainsi, tous les uns comme les autres, et cependant rien qu’un seul. Il n’y en a toujours qu’un qui porte ce nom que je ne peux oublier, même si je vous oublie tous, vous oublie totalement, comme je vous ai totalement aimés. Et longtemps après que vos baisers et vos semences auront été effacés et emportés par les grandes eaux innombrables ¬— pluies, fleuves, mers — le nom sera encore là, se propageant sous l’eau, parce que je ne peux cesser de le clamer, Hans, Hans…

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18 pages

© Laurent Margantin _ 26 janvier 2011

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