Éditions Œuvres ouvertes

Gratitude II : "Être le plaisir de l’aube qui point"

Je me souviens de Marc Bonneval au lycée polyvalent de Cergy – un lycée tout récent qui accueillait des adolescents des villes de banlieue environnantes – comme d’un homme calme, posé, parlant et répondant à vos questions avec une grande attention et en vous regardant dans les yeux avec dans les siens l’air interrogatif ou hésitant qui ne le quittait jamais vraiment. Nous avions huit heures de philosophie par semaine avec lui cette année de Terminale. J’ai déjà écrit que nous avions lu de nombreux (...)

L’offrande du jour

Au-delà de la mort, ce qui continue à vivre

Marc Bonneval avait repris contact avec moi après avoir appris qu’il était atteint d’une maladie rare et avoir dû à cause de cela rentrer en France. Cet échange qui s’amorça entre nous fut ponctué de dons réciproques qui, de sa part, assemblés un à un, ressemblaient à un legs : il y avait les envois de livres de littérature allemande qu’il me faisait parce que je pouvais en avoir « besoin », comme s’il avait voulu se débarrasser d’une partie de sa bibliothèque qu’il avait ramenée d’Italie en Ariège. Et il y (...)