Œuvres ouvertes

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Le chien était venu interrompre la revue des troupes, courant et aboyant au milieu des rangs. Alors l’un d’entre nous l’avait attrapé, et nous avions reçu l’ordre de le tuer, mais sans que la cour fût salie. Chacun à notre tour, nous essayâmes d’étrangler la bête de petite taille qui se débattait, l’un tenant le museau, l’autre les pattes, pendant qu’un autre encore serrait la gorge. Il fallut quelques minutes et les efforts conjugués de plusieurs d’entre nous pour qu’enfin le corps se détendît et fût (...)

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Le serveur avait ses serviteurs. L’un était déjà vieux et arrivait dès l’ouverture du café. Il s’asseyait lourdement sur un tabouret face au comptoir, saluait le serveur avec lequel il échangeait quelques mots, puis repartait faire quelques courses pour lui. Lorsqu’il revenait, il avait l’air las et fatigué, et, assis dans un coin de la salle, semblait attendre la prochaine mission.
Un autre arrivait. Il était bavard et sa voix était désagréable. Comme il n’y avait guère de clients, on n’entendait que (...)

A propos de la Pléiade de Lautréamont vue par Jean-Jacques Lefrère

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Traduction, fragment après fragment, des 114 "Grains de pollen", première oeuvre publiée par Novalis, dans la revue Athenäum en 1798.

Combien de temps pouvait-il rester ainsi, lisant près du mort ? La veillée funèbre était passée depuis longtemps, et on les avait oubliés tous les deux dans une salle du funérarium. Plus personne ne passait pour venir déposer ses condoléances dans le grand livre noir.
Le funérarium était situé à la sortie de la ville, dans la zone industrielle. Peut-être tout le monde était-il finalement mort, dans la petite ville, si bien qu’on n’était pas venu prévenir le lecteur resté auprès de son défunt.
Il lui (...)