Œuvres ouvertes

Le Terrier ou la construction (51)

nouvelle traduction work in progress


Et j’avoue également que pendant toute la construction j’avais cet ordre dans la tête, l’ordre de réaliser plusieurs places fortes, obscurément mais assez nettement si j’avais été animé par la bonne volonté nécessaire, je ne lui ai pas obéi, je me sentais trop faible pour cet énorme travail, oui je me sentais trop faible pour me représenter la nécessité de ce travail, je me suis consolé comme j’ai pu avec des sentiments qui n’étaient pas moins obscurs, sentiments selon lesquels ce qui normalement ne suffirait pas, suffirait pour une fois dans mon cas, exceptionnellement, par un effet de la grâce, vraisemblablement parce que la conservation de mon front, du marteau-pilon, importe particulièrement à la Providence.


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texte traduit

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 12 juin 2015