Œuvres ouvertes

Le Terrier ou la construction (316)

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Il enfonce probablement sa trompe dans la terre d’un seul coup puissant et en arrache un grand morceau, pendant ce temps je n’entends rien, c’est la pause, puis il aspire à nouveau de l’air pour le prochain coup, c’est cette aspiration de l’air qui doit être un bruit ébranlant la terre, pas seulement à cause de la force de l’animal, mais aussi en raison de sa hâte, de son ardeur au travail, c’est ce bruit que j’entends ensuite comme un léger chuintement.


texte traduit

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 11 janvier 2017