Œuvres ouvertes

La Main de sable : porte

Premier fragment de La main de sable, à paraître aux éditions Publie.net

Elle se tenait dans l’embrasure de la porte. Il faisait nuit et lui ne voyait pas son visage. Il tendait la main. Chaque matin on l’emmenait chez elle et il devait tendre la main. « La main gauche, disait-elle, la main gauche ! ». Et lui, sans comprendre, lui tendait sa main gauche pour lui serrer la sienne, et alors elle se mettait à rire. Autour la grande nuit froide et les immeubles où quelques fenêtres s’allumaient.

© Laurent Margantin _ 20 avril 2010