Œuvres ouvertes

Journal de Kafka (II, 43) : Mauvais passages

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Afin que ces mauvais passages qui ne veulent à aucun prix sortir du récit me laissent tranquille, j’en copie deux :

« Sa respiration était forte comme des soupirs provoqués par un rêve où le malheur est plus facile à supporter que dans notre monde, de sorte qu’une simple respiration y est déjà une manière suffisante de soupirer. »

« Je le regarde maintenant aussi librement qu’on regarde un petit jeu de patience à propos duquel on se dit : « Peu importe si je ne parviens pas à mettre les petites billes dans les trous, tout m’appartient, le verre, la monture, les petites billes et tout ce qui est là ; je peux mettre simplement tout cet artifice dans ma poche. »


Sommaire du deuxième cahier

Kafka aux Éditions Œuvres ouvertes

© Franz Kafka_traduction & appareil critique par Laurent Margantin _ 20 octobre 2018