Œuvres ouvertes

Flaubert et les minarets

Le 15 septembre 1846, Flaubert écrit à un certain Emmanuel Vasse de Saint-Ouen : « Je m’occupe un peu de l’Orient pour le quart d’heure, non dans un but scientifique, mais tout pittoresque : je recherche la couleur, la poésie, ce qui est sonore, ce qui est chaud, ce qui est beau. J’ai lu le Baghavad-Gitâ, le Nalus, un grand travail de Burnouf sur le Buddhisme, les hymnes du Rig-Véda, les lois de Manou, le Koran et quelques livres chinois ; voilà tout »
Jaouik Moulay-Badreddine, doctorant à (...)

Le 15 septembre 1846, Flaubert écrit à un certain Emmanuel Vasse de Saint-Ouen : « Je m’occupe un peu de l’Orient pour le quart d’heure, non dans un but scientifique, mais tout pittoresque : je recherche la couleur, la poésie, ce qui est sonore, ce qui est chaud, ce qui est beau. J’ai lu le Baghavad-Gitâ, le Nalus, un grand travail de Burnouf sur le Buddhisme, les hymnes du Rig-Véda, les lois de Manou, le Koran et quelques livres chinois ; voilà tout »

Jaouik Moulay-Badreddine, doctorant à l’Université de Rouen, a retranscrit les notes prises par Flaubert à la lecture du « Koran » (graphie du livre consulté par Flaubert), et l’on peut les découvrir en ligne. « Cette lecture, peut-on y lire, fait partie d’une documentation large sur l’Orient et sur les religions, que Flaubert réunit à l’époque. Avant La Tentation de saint Antoine de 1849, ces notes se rapportent à la préparation du Conte oriental, projet dont il est question entre 1845 et 1848, et dont il nous reste des scénarios (publiés par Jean Bruneau, Le « Conte oriental » de Flaubert, Denoël, 1973) ».

Est-ce que les Suisses liront ?

© Laurent Margantin _ 9 décembre 2009